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Devenir infirmier et faire carrière est possible !

ORIENTATION

La faculté des sciences infirmières de l’USJ propose un large éventail de formations et de spécialisations.

Carole AWIT | OLJ
19/01/2019

À l’Université Saint-Joseph, la faculté des sciences infirmières (FSI) propose aux étudiants trois cycles d’études : la formation de base, niveau licence, qui les prépare à devenir des infirmiers polyvalents autonomes et responsables, la formation supérieure, niveau master, qui permet de développer leurs compétences spécifiques au leadership et à la recherche et la formation permanente correspondant aux diplômes d’université ou DU. La formation de 3e cycle ou doctorat en sciences infirmières sera lancée par la FSI au cours de l’année 2019.

« La mission de la FSI est de développer et de transmettre les connaissances relatives à la discipline infirmière. Elle contribue à la formation de professionnels chercheurs capables d’actualiser et de créer des pratiques de soins adaptées aux besoins de la société. Cette faculté a la particularité d’être la seule, au Liban et en dehors de la France, à délivrer un double diplôme libanais et français », souligne la professeure Rima Sassine Kazan, doyenne de la FSI.

Au niveau master, trois options sont proposées : administration des services de soins, formation en sciences infirmières et, enfin, prévention et contrôle des infections. Le programme, dispensé principalement en français, a pour but de développer chez l’étudiant des compétences liées à la pratique infirmière avancée et au leadership dans les domaines de la pratique, de la formation, de la gestion et de la recherche infirmière. « Ces différentes options du master permettent aux diplômés de devenir cadres infirmiers exerçant dans les institutions hospitalières, directions des soins infirmiers, organisations gouvernementales et non gouvernementales, institutions scolaires et garderies, centres de santé et unités de recherche. Ils pourront devenir également enseignants dans les facultés de sciences infirmières, être membres dans un comité de lecture dans une revue scientifique et s’inscrire en doctorat en sciences infirmières », explique la doyenne de la faculté.


(Pour mémoire : « Acteurs de santé et patients s’humanisent l’un l’autre, c’est la grandeur de notre profession »)


Christine Yammine Finianos est enseignante vacataire depuis mai 2018 à la FSI. Elle a obtenu de la FSI une licence en soins infirmiers en 2008, un DU en réanimation en 2012 et un master en 2018. Celle qui a travaillé comme infirmière soignante dans des services de réanimation et soins intensifs pendant 10 ans a souhaité se lancer dans l’enseignement et la recherche. « Suivre un master de formation en sciences infirmières ouvre de nouveaux horizons vers la recherche, l’enseignement et même la gestion. Être titulaire de ce diplôme permet l’inscription en doctorat, ce qui est mon projet futur. L’USJ adopte des méthodes pédagogiques innovantes, je me suis sentie bien encadrée durant mon parcours grâce au tutorat académique. Le diplôme d’État français obtenu avec ma licence me permet, si je le souhaite un jour, d’exercer ma profession en France, ce qui est un avantage pour chaque diplômé. »

Soley Bou Ghazale, ayant obtenu sa licence en sciences infirmières en 2012, travaille comme infirmière depuis six ans, dont cinq ans au bloc opératoire. Elle a choisi de suivre, en 2015, un DU en soins infirmiers spécialisés au bloc opératoire pour pouvoir mettre à jour ses connaissances et donner le meilleur d’elle-même dans son travail. Elle est actuellement inscrite en master option administration des services de soins infirmiers. « Il s’agit d’un programme utile pour tout professionnel de cette discipline, car il a la particularité de combiner un master de recherche et un master professionnel », précise-t-elle. Depuis 2017, Amal Mikhaël suit ce même master après des années de travail en service de cardiologie et de chirurgie cardiaque. « Ce programme, indique-t-elle, m’a permis d’acquérir de nouvelles compétences, surtout en gestion, en pratique réflexive et en recherche. Plus mature, j’ai pu développer mes valeurs envers ma profession, prendre de nouvelles responsabilités, faire face à des défis dans la pratique de mon métier et poursuivre mes efforts en vue de satisfaire les demandes des patients. »

Après la licence obtenue en 2002, Carla Abdo, infirmière, a ressenti le besoin de mettre à jour ses connaissances théoriques. Elle s’inscrit alors en 2009 au programme du DU en réanimation des malades. Elle suit actuellement son master en gestion hospitalière. « Avec 16 ans d’expérience professionnelle, explique-t-elle, j’ai souhaité progresser dans mon travail afin d’avoir l’opportunité de devenir cadre de soins ou responsable d’une unité d’infirmières tout en étant garante de la qualité des soins administrés au malade. Ce master m’a donné un nouvel élan pour pouvoir me montrer plus efficace dans mon travail et dans ma relation d’aide au patient. »


(Pour mémoire : Remise des diplômes d’État français à la faculté des sciences infirmières de l’USJ)

Un large choix de formations

Les systèmes de santé font face à des défis de plus en plus complexes liés à l’accessibilité, à la qualité, à la sécurité et à la performance des soins. Tous ces changements ont une influence sur la pratique de la formation infirmière. « Ainsi, il est devenu impératif d’assurer aux infirmières et infirmiers une formation de haut niveau en matière de prise en charge multidisciplinaire », précise la professeure Kazan. La FSI de l’USJ propose, à travers un large choix de diplômes universitaires (DU) et de séminaires de formation continue de courte durée, de répondre aux besoins des hôpitaux qui réclament des programmes de formation afin d’habiliter leur personnel infirmier. « Ces formations permettent d’améliorer la sécurité des patients et du personnel, et de répondre aux exigences de l’accréditation par une formation continue visant à diminuer les conséquences directes des risques et les coûts qui s’y rapportent », poursuit la doyenne de la FSI.

Les étudiants souhaitant obtenir un DU ont l’embarras du choix : la FSI propose un premier diplôme universitaire en hygiène hospitalière, un deuxième en prévention et contrôle des infections, et un troisième en soins infirmiers spécialisés avec six options : bloc opératoire, oncologie et soins palliatifs, réanimation et soins intensifs, santé mentale, soins à l’enfant et, enfin, soins des plaies et cicatrisation.

Les DU sont ouverts aux titulaires d’une licence en sciences infirmières ou d’un diplôme reconnu équivalent par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur ayant une expérience professionnelle en rapport avec l’option choisie. L’objectif des programmes dispensés en langue française, comprenant au moins 20 crédits regroupés dans des unités d’enseignement théoriques et un stage professionnel selon l’option choisie, est de former des infirmiers experts et des professionnels de santé qui exercent un jugement clinique leur permettant d’améliorer constamment la santé de la personne et des familles dans un contexte de soins et selon une perspective humaniste. Les titulaires des DU pourront aussi bien travailler dans les institutions hospitalières que dans les organisations non gouvernementales privées et publiques.

Priscilla Antoun a obtenu en 2018 un DU en prévention et contrôle des infections après sa licence en sciences infirmières en 2011. « La formation continue est une exigence pour le développement professionnel dans l’hôpital universitaire où j’exerce, depuis sept ans, la profession d’infirmière diplômée d’État, indique-t-elle. J’ai choisi ce DU, car les informations fournies durant la formation sont utiles dans les tâches quotidiennes que j’effectue auprès des patients et élucident les différents moyens de prévention et les méthodes de détection des infections dans le milieu hospitalier. »

Après une licence en sciences infirmières obtenue en 2008 à l’USJ, Nisrine Asmar, qui travaille à l’unité des soins palliatifs d’un hôpital, est consciente que, dans la pratique de sa profession, la formation est d’une importance primordiale. « L’évolution de la discipline infirmière et de la pratique est rapide et il est nécessaire de mettre à jour ses acquis », note-t-elle. Depuis la rentrée, elle suit le DU en soins des plaies et cicatrisations à l’USJ, car, explique-t-elle, « je désire connaître mieux la prise en charge des plaies pour optimiser les soins de qualité auprès des patients atteints d’une plaie ». Et d’ajouter : « C’est la première fois qu’une formation de ce genre est proposée au Liban, et ce choix de formation me satisfait profondément, puisque je rafraîchis mes connaissances, je me reprends sur certaines pratiques et je développe mon expertise clinique, ce qui est primordial pour mon travail quotidien. J’apprécie le haut niveau et l’incitation à la réflexion : l’étudiant est le centre d’intérêt durant la formation, il est accompagné d’une façon personnelle tout au long de son parcours. »

Un choix de vie

Toutes les professionnelles interrogées s’accordent à souligner l’importance de la formation continue pour mettre à jour leurs connaissances et progresser dans leur travail. Si ces femmes apprécient tant leur domaine de travail, c’est parce qu’il s’agit, pour elles, d’une vocation et d’une mission de vie à accomplir. Pour Priscilla Antoun, la fonction des infirmiers ne se limite pas au fait de prodiguer les soins techniques aux patients. « Ils jouent un rôle très important dans l’éducation à la santé des patients à qui ils assurent un support moral », note-t-elle. Christine Yammine Finianos détaille : « L’infirmière soigne, informe, éduque, surveille, observe, recherche, gère, enseigne… elle multiplie ses activités dans un seul but d’aider les autres à préserver leur santé. » Carla Abdo acquiesce : « En plus des tâches techniques effectuées, comme la manipulation des seringues, les injections, les pansements il y a effectivement tout un travail d’accompagnement, de prévention et d’éducation à la santé. »

Bien qu’il s’agisse d’une profession très recherchée sur le marché du travail, un manque en infirmiers se fait ressentir au Liban. Soley Bou Ghazale explique que toute la charge de travail peut faire peur à certains, car « en optant pour cette profession, confie-t-elle, on devient doté d’une mission qui n’est pas toujours facile. Être aux côtés de ceux qui souffrent demande des compétences physiques, intellectuelles et comportementales très exigeantes ». Et elle conclut : « Il n’y a pas de bonheur plus grand que celui de voir que nous sommes capables de réconforter un malade et à soulager ses douleurs physiques et émotionnelles. C’est face aux douleurs les plus intenses que notre rôle prend le plus de sens ! »



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