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Dernières Infos - Liban

Gouvernement : la clé est entre les mains de Hariri, selon les sunnites pro-Hezbollah

Fayçal Karamé, député de Tripoli, s'est exprimé jeudi à l'issue de la réunion de la Rencontre consultative. Photo Ani.

La Rencontre consultative, regroupant les six députés sunnites hostiles au Premier ministre désigné et chef du Courant du Futur, Saad Hariri, a estimé jeudi à l'issue d'une réunion que la "clé de la solution à la formation du gouvernement est entre les mains de M. Hariri". 

"La Rencontre consultative n'a pas demandé au président (Michel) Aoun de renoncer à un ministre de sa quote-part et n'est concernée par aucune idée ou proposition avant qu'elle ne lui soit présentée. La seule clé (à la solution) est entre les mains de M. Hariri", a déclaré Fayçal Karamé, député de Tripoli, à l'issue de la réunion, se disant supris de voir que M.Hariri "tient à ne pas exercer ses pouvoirs constitutionnels". 

La formation du gouvernement, attendue depuis plus de sept mois et qui semblait imminente à la veille des fêtes de fin d'année, semble reportée sine die. Le processus continue de buter sur le fameux obstacle sunnite, né de l’insistance des six députés hostiles au courant du Futur – et bénéficiant d’un appui indéfectible du Hezbollah – pour prendre part au cabinet.

Avant les fêtes, les six députés sunnites pro-8 Mars avaient annoncé qu'ils retiraient le nom de Jawad Adra de leur liste de ministrables à présenter au président de la République. Selon des informations concordantes, cette décision était motivée par la volonté du chef du CPL, Gebran Bassil, d'attirer M. Adra dans son giron et de former avec les ministres nommés par son parti et le chef de l’Etat un groupe de 11 ministres pour constituer un tiers de blocage au sein du gouvernement. Dans ce contexte, le Hezbollah fait porter la responsabilité du blocage de la formation du cabinet au Premier ministre désigné Saad Hariri. Ce dernier accuse pour sa part le parti chiite d'entraver la formation d'une nouvelle équipe ministérielle.


Par ailleurs, M. Karamé a indiqué qu'il "n'y avait pas de mal" à ce que le sommet économique de la Ligue arabe, qui doit se tenir le 20 janvier à Beyrouth, "soit reporté en attendant que la Syrie retrouve sa place naturelle au sein de la Ligue". La veille, le président du Parlement, Nabih Berry, avait fait une déclaration allant dans le même sens.

En novembre 2011, la Ligue avait décidé de suspendre la participation de la Syrie, en raison de sa répression du soulèvement. Le camp pro-syrien a appelé à la participation de Damas au sommet de Beyrouth, bien qu'une telle décision revient exclusivement au Conseil de la Ligue arabe qui regroupe les ministres des Affaires étrangères des pays arabes membres et qui avait pris la décision de geler la participation de la Syrie.

La Rencontre consultative, regroupant les six députés sunnites hostiles au Premier ministre désigné et chef du Courant du Futur, Saad Hariri, a estimé jeudi à l'issue d'une réunion que la "clé de la solution à la formation du gouvernement est entre les mains de M. Hariri". "La Rencontre consultative n'a pas demandé au président (Michel) Aoun de renoncer à un ministre de sa quote-part et n'est concernée par aucune idée ou proposition avant qu'elle ne lui soit présentée. La seule clé (à la solution) est entre les mains de M. Hariri", a déclaré Fayçal Karamé, député de Tripoli, à l'issue de la réunion, se disant supris de voir que M.Hariri "tient à ne pas exercer ses pouvoirs constitutionnels". La formation du gouvernement, attendue depuis plus de sept mois et qui semblait imminente à la veille des...