Nizar Zakka. Photo ANI
La famille du Libanais Nizar Zakka, détenu en Iran depuis 2015, a affirmé dans un communiqué publié hier qu’elle craint pour la vie de son fils qui serait, selon elle, torturé afin d’avouer des faits qu’il n’a pas commis.
« Cela va bientôt faire trois semaines que tout contact a été coupé avec Nizar, indique la famille de M. Zakka. Les Gardiens de la révolution l’ont transféré de la prison d’Evin à l’une de leur propre prison prétextant son interrogation, a accusé la famille. Il est soumis aux plus sévères genres de torture afin que ses aveux soient enregistrés et diffusés à la télévision iranienne ».
« Nizar continue de résister, malgré toutes les formes de torture qu’il subit », ajoute sa famille déplorant « l’absence étrange et honteuse de l’ambassade du Liban à Téhéran ».
La famille a en outre tenu « les autorités iraniennes pleinement responsables de la torture de Nizar, qui pourrait entraîner sa liquidation physique après qu’elles n’ont pas réussi à le tuer mentalement et intellectuellement ». Elle a également déploré « l’inaction irresponsable » des autorités libanaises.
En septembre 2015, alors qu’il résidait aux États-Unis, Nizar Zakka avait été invité à Téhéran par la vice-présidente iranienne pour les Affaires de la femme et de la famille de l’époque, Shahindokht Molaverdi, afin de prendre part à une conférence sur le développement et l’emploi des femmes. C’est lors de cette visite qu’il avait été accusé d’espionnage pour le compte de Washington et arrêté. Ce n’était pourtant pas son premier séjour en Iran.


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