Le ministre libanais sortant de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, a annoncé mercredi la réouverture temporaire de l'usine de production de papier hygiénique Mimosa, mise en cause dans la pollution du fleuve Berdawni dans la Békaa, dont les eaux avaient viré au noir en raison de composants chimiques qui y ont été déversés.
"Il ne s'agit pas d'une décision exceptionnelle. Il revient à l'usine de prendre des mesures dans le courant du mois", a déclaré M. Hajj Hassan lors d'une conférence presse, soulignant que les sanctions de fermeture temporaire visent à "contraindre les usines à prendre les mesures demandées, et pas forcément à les fermer définitivement", une décision qui doit se prendre en Conseil des ministres.
Le propriétaire de l'usine Mimosa, Wissam Tannoury, soupçonné d'exploitation illégale de biens-fonds publics dans le cadre de cette affaire, devait rester en détention jusqu'à ce mercredi. Lundi, des employés de Mimosa ont manifesté devant le Palais de justice de Zahlé, dans la Békaa, où M. Tannoury est incarcéré.
Jeudi dernier, un mandat d'arrêt avait été délivré contre M. Tannoury. Deux jours plus tôt, le procureur général financier Ali Ibrahim avait déjà ordonné l'arrestation de Wissam Tannoury et de quatre autres propriétaires d'usines de production de fromage situées dans la localité de Marj, dans la Békaa. Ils sont soupçonnés de crimes environnementaux et d'exploitation illégale de biens-fonds publics.


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