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Retrait américain de Syrie

Erdogan veut éliminer les jihadistes et les miliciens kurdes

Un véhicule de l'armée américaine vu hier à Tal Baydar, dans la province de Hassaké. Delil Souleiman/AFP

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis hier d’éliminer les jihadistes et les milices kurdes du nord de la Syrie après le retrait des troupes américaines. Si l’annonce du retrait imminent des quelque 2 000 soldats américains stationnés dans le nord de la Syrie a désarçonné les alliés de Washington dans la lutte contre le groupe État islamique (EI), elle a été accueillie avec un certain soulagement par la Turquie, excédée par le soutien que ces troupes apportent aux milices kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) qu’elle considère comme « terroristes ».

Saluant « avec une certaine prudence » l’annonce faite mercredi par son homologue américain Donald Trump, M. Erdogan a assuré lors d’un discours à Istanbul que son pays tâcherait « d’éliminer les YPG et les résidus de Daech (acronyme arabe de l’EI) », dans le nord de la Syrie. Il a toutefois affirmé qu’il avait décidé, à la lumière de la décision américaine et d’un entretien téléphonique le 14 décembre avec M. Trump, de surseoir dans l’immédiat à l’offensive qu’il prévoyait de lancer dans le nord de la Syrie contre les YPG, alliés de Washington dans la lutte contre l’EI. « Ce sursis ne sera pas évidemment pour une période indéfinie », a-t-il précisé « En attendant, nous allons élaborer des plans pour éliminer les éléments de l’EI qui seraient toujours en Syrie, conformément à ce qui a été convenu lors de mon entretien avec le président Trump », a ajouté M. Erdogan. Selon le quotidien turc Hurriyet, M. Trump a pris la décision de retirer ses troupes de Syrie lors de cet entretien téléphonique, après que M. Erdogan se fut engagé à poursuivre la lutte contre les jihadistes. Traversées par de fortes tensions notamment en raison du soutien américain aux YPG, les relations entre la Turquie et les États-Unis, deux alliés au sein de l’OTAN, semblent sur la voie de la détente depuis plusieurs semaines. « Nous devons coordonner ce retrait avec les États-Unis. Nous sommes déjà en contact à plusieurs niveaux », a déclaré hier le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu.

Si Ankara voit d’un bon œil le prochain retrait américain, la coalition à dominante kurde qui sert de fer de lance sur le terrain dans la lutte contre l’EI a averti qu’il pourrait avoir de graves conséquences. Le sort des jihadistes étrangers détenus en Syrie est un vrai casse-tête pour les nombreux pays d’origine de ces prisonniers, qui ne souhaitent pas leur libération, mais ne souhaitent pas non plus les récupérer sur leur sol, offrant ainsi à leurs geôliers un levier diplomatique important.

Source : AFP


Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis hier d’éliminer les jihadistes et les milices kurdes du nord de la Syrie après le retrait des troupes américaines. Si l’annonce du retrait imminent des quelque 2 000 soldats américains stationnés dans le nord de la Syrie a désarçonné les alliés de Washington dans la lutte contre le groupe État islamique (EI), elle a été...

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