La Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) a affirmé hier que la solution à la crise financière qui sévit dans le pays « ne consiste pas à remettre en question la grille des salaires, mais de mettre un terme à l’évasion fiscale, à la corruption généralisée, au clientélisme dans les recrutements et à la paralysie de la réforme politique et administrative, comme à la lutte contre le trafic ».
Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion, le conseil exécutif de la CGTL a mis en garde contre « la prédominance des intérêts sectaires sur l’intérêt national suprême », ce qui s’est d’ailleurs répercuté sur « la vie politique, économique, sociale et financière ». La CGTL a affirmé dans ce cadre que ces répercussions sont essentiellement ressenties par les couches populaire et ouvrière, et celle aux revenus limités ».
Le comité exécutif de la CGTL a en outre mis l’accent sur « la nécessité d’entamer, au lendemain de la formation du gouvernement, les discussions visant à hausser le salaire minimum et à accorder une augmentation de vie chère sur les tranches salariales des employés du secteur privé, dont le nombre est estimé à un million ».
Par ailleurs, le comité a proclamé son soutien à la Fédération des syndicats du transport terrestre, soulignant qu’il soutenait la manifestation à laquelle ils ont appelé aujourd’hui sur l’ensemble du territoire.


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