Le bloc parlementaire de la Rencontre démocratique, réunie hier à Clémenceau. Photo Marwan Assaf
Le bloc parlementaire de la Rencontre démocratique a appelé hier « toutes les forces politiques à revoir leurs positions et à un retour à la raison dans l’intérêt du Liban et de la paix civile » au lendemain de l’incident de Jahiliyé, samedi, dans le Chouf.
« Que tout le monde s’en réfère à l’État comme seul arbitre et à la loi comme seul moyen de préserver les droits des citoyens et la paix civile. Nous n’avons pas besoin de crises supplémentaires, la plus inquiétante étant l’impasse économique qui pourrait conduire le pays vers l’inconnu », a indiqué le bloc dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion à Clémenceau sous la présidence du député Teymour Joumblatt et en présence du chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt.
« Sept mois après les dernières législatives, le pays se trouve toujours dans la spirale des atermoiements en raison de l’impossibilité à former un cabinet. Par ailleurs, l’État commence à perdre de son prestige et son image commence à faiblir à l’ombre de l’aggravation de la crise politique et économique », note le bloc dans son communiqué. « Cela ouvre largement la voie aux ingérences et aux règlements de comptes, ainsi qu’à la transmission de messages sécuritaires à des fins bien connues, à l’ombre d’une perte des règles élémentaires de la bienséance de la part de certains, ainsi que de la transgression de la loi et du passage à des phénomènes et des pratiques qui ont crispé le climat et fait couler le sang », ajoute-t-il, en allusion à l’ancien ministre Wi’am Wahhab et à la mort de l’un de ses hommes, Mohammad Abou Diab.
À la lumière de la gravité de la crise économique, le bloc a décidé d’ « effectuer une série de contacts avec les blocs parlementaires et les forces politiques ainsi que la CGTL et le Conseil économique et social (…) pour pousser toutes les parties à assumer leurs responsabilités et à sauver le pays ».
Il a également appelé « les organismes de contrôle à remplir leur rôle sans ménager qui que ce soit pour limiter le gaspillage et la corruption », ainsi qu’à la tenue d’une session extraordinaire au Parlement pour « étudier la situation générale du pays, déterminer les responsabilités et pousser à la prise des mesures salvatrices requises ».
Auparavant, le député Akram Chehayeb avait affirmé dans un communiqué que « Moukhtara constitue une ligne rouge » en dépit « des efforts de certains chantres de la discorde de semer la zizanie ». « Mais ils ont échoué et ils continueront de le faire », a-t-il dit, avant de s’interroger sur le fait de savoir si l’affaire de Jahiliyé devait être interprétée comme « un retour des menaces du régime du boucher de Damas contre la Montagne ».


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