Santiago Iñiguez. Photo Valérie Zgheib
Cet évènement est une occasion pour nous de réunir nos alumni du Moyen-Orient. Cet événement comprenait des conférences sur des sujets concernant le secteur des affaires, du management et du rôle des femmes dans ces domaines. Une partie de l’évènement a été consacrée aux rencontres avec nos alumni du Moyen-Orient qui ont eu la chance de faire la connaissance des autres diplômés en provenance d’Asie, d’Afrique, d’Europe et des États-Unis.
Beyrouth est la ville idéale pour organiser un tel évènement vu qu’elle est une destination touristique remarquable. Le Liban a, en outre, également l’avantage d’être orienté vers le domaine des affaires et de l’économie. Ma présence ici est une occasion de renforcer les liens entre notre université et les universités libanaises, comme l’Université américaine de Beyrouth, avec qui nous avons des programmes d’échange, ou l’Université Rafic Hariri. Un grand nombre de Libanais talentueux suivent des cours à l’Université IE. Ils se distinguent par l’intérêt qu’ils portent à l’entrepreneuriat et leur facilité à créer un réseau de contacts, ce qui est probablement un trait de caractère libanais transmis de génération en génération. Ceci ne s’applique pas seulement aux étudiants nés au Liban mais aussi à ceux qui vivent dans la diaspora, venant de l’Espagne, du Brésil, du Chili ou des États-Unis.
75 % des étudiants de l’IE ne sont pas espagnols et viennent d’une multitude de pays. En quoi se distinguent vos programmes académiques ?
Lorsque nous demandons à nos étudiants les raisons pour lesquelles ils ont choisi l’IE, ils font toujours référence à deux points principaux. Le premier est la diversité. Nous avons au sein de l’IE 130 nationalités. À l’École d’architecture et de design par exemple, 98 % de nos étudiants viennent de l’étranger. Nous respectons également l’égalité des genres et encourageons la présence d’étudiantes au sein de nos campus. La responsabilité et le respect que nous avons envers l’individu sont une valeur ajoutée pour l’IE puisque nous accordons une grande importance au développement personnel de chaque étudiant et nous l’aidons à construire sa propre vision du monde. Le second point est l’importance que nous attribuons à l’entrepreneuriat. Tous nos étudiants bénéficient d’un suivi aux niveaux académique et personnel. Je pense aussi que ce qui rend l’IE spéciale est l’intérêt qu’elle porte à l’innovation et au développement technologique. Nous avons aussi une branche d’études en sciences humaines à laquelle nous tenons beaucoup parce que nous croyons que se développer sur le plan personnel doit essentiellement passer par la littérature, l’histoire et l’art. Ce qui fait de nous une université renommée est aussi notre contact avec les entreprises internationales.
Dans un monde plein d’incertitudes, d’insécurité et de complexité, comment préparez-vous vos étudiants à devenir les chefs de file de demain ?
Préparer un étudiant à devenir un chef de file est possible, mais pour qu’il le devienne réellement, il devrait saisir l’opportunité qui viendra à lui. Notre université inculque aux étudiants des valeurs, des compétences et une culture cosmopolite pour qu’ils deviennent des citoyens et des chefs de file ayant un engagement mondial. Pour y arriver, l’étudiant doit être compétent, se doter de connaissances appliquées et se cultiver. Quiconque est devenu chef de fil ou directeur général lit constamment les derniers romans et journaux du jour, et c’est par l’intermédiaire de la culture qu’il acquiert de nouvelles compétences et qu’il améliore sa capacité de jugement. Quand je parle de culture, je fais aussi référence au perfectionnement d’une langue ou à l’apprentissage d’une nouvelle culture qui assure une compréhension interculturelle dans ce monde devenu de plus en plus globalisé. Nous ne devons surtout pas négliger l’intérêt de l’éducation reçue au sein de la famille et de la maternelle. C’est à partir de l’enfance que notre personnalité, nos compétences primaires et nos préférences sont établies. La curiosité est l’essence même de la sagesse, elle est aussi le moteur de l’entrepreneuriat.
Quel message adressez-vous aux étudiants libanais intéressés par des études à l’étranger ?
Pour réussir dans la vie professionnelle et personnelle, chacun d’entre eux a besoin de trois « passeports » de valeur : son identité nationale, qui lui rappelle à chaque fois son appartenance libanaise ; son identité internationale, à travers son implication dans la communauté internationale en faveur du développement durable ; son temps, qu’il investira dans le changement de son époque. Parlant des jeunes Libanais, la plupart d’entre eux sont très attachés à leurs origines libanaises, et je pense que c’est un plus pour les jeunes de ce pays. Le Liban est un carrefour de civilisations et de cultures. Tirez profit de cette coexistence qui caractérise le Liban ! C’est ce qui fait des Libanais ces individus spéciaux et qui leur permet de mener de brillantes carrières. N’oubliez surtout pas que votre pays était, du temps des Phéniciens, un carrefour d’affaires et de commerce, vous avez donc cet attrait pour les affaires dans la peau. Malgré les guerres et les conflits auxquels le Moyen-Orient fait face, le Liban a su être une lueur d’espoir pour la région.



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