Le groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires estime que la loi sur les victimes de disparition forcée, votée le 12 novembre par les députés, « peut constituer une avancée majeure dans la lutte contre les disparitions forcées ». Dans un communiqué publié hier, il appelle à « sa mise en œuvre effective afin d’apporter aux victimes et à leurs familles vérité et justice ».
Conformément à la loi, une commission sera chargée d’enquêter sur les disparitions forcées pendant la guerre civile (1975-1990). Elle aura le pouvoir d’accéder et de collecter des informations, de procéder à des exhumations et à l’identification de lieux d’inhumation ainsi qu’à la remise des dépouilles mortelles à leurs proches. La loi consacre également le « droit de savoir » à toutes les familles.
« C’est un pas en avant significatif qui marque un réel engagement de l’État à s’acquitter de ses obligations et à faire la lumière sur le passé et contribuer à rendre justice et vérité aux familles des disparus », ajoutent les experts du groupe de travail sur les disparitions forcées.
« Nous sommes prêts à assister le gouvernement (libanais) dans la mise en œuvre effective de la loi, y compris par une visite officielle. Nous espérons également que l’adoption de cette loi constituera un prélude à la ratification de la convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et à l’introduction, dans le code pénal libanais, de la disparition forcée en tant que crime autonome à caractère continu », conclut le groupe de travail.


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