Le directeur de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, a appelé hier la communauté internationale à faire la guerre au terrorisme plutôt que de se contenter d’en limiter les effets.
« Au point où en est le monde dans la lutte contre le terrorisme, il ne faut plus se cantonner à réduire ce fléau, mais il faut le combattre en lui déclarant la guerre là où il se trouve », a déclaré le général Ibrahim lors de l’ouverture d’une conférence de la SG autour de « l’éradication du terrorisme dans la région et ses effets sur le continent africain » à l’hôtel Four Seasons (Beyrouth). Ont notamment participé à cette conférence les ministres sortants de la Défense Yaacoub Sarraf et de l’Intérieur Nouhad Machnouk, des ambassadeurs de pays arabes et occidentaux, ainsi que des délégations africaines.
« La communauté internationale dans son ensemble ne doit plus adresser ses instructions à distance », a affirmé le directeur général de la SG, exhortant les gouvernements du monde à « s’impliquer sérieusement dans cette bataille ouverte qui, si nous ne la gagnons pas, entraînera de grosses pertes aux quatre coins du monde et pas seulement dans un pays déterminé ». « Le terrorisme constitue une menace pour la paix et le développement dans le monde entier », a-t-il insisté.
« Il est demandé de combattre le terrorisme en empêchant les terroristes de se déplacer et en interdisant l’acheminement des renforts et des revenus qui consolident leurs idéologies », a ajouté le général Ibrahim, précisant que « ces revenus sont assurés par des parties et non par des individus », et demandant dans ce cadre « la cessation de l’exploitation du terrorisme par certains pays ». M. Ibrahim a évoqué parmi d’autres armes « la poursuite des terroristes à travers les réseaux électroniques », proposant « l’adoption d’une politique de sécurité transfrontalière ».
Machnouk
Le ministre sortant de l’Intérieur Nouhad Machnouk a quant à lui affirmé dans son allocution que la conférence est « l’occasion d’échanger les expériences au plan de la lutte contre le terrorisme », insistant en outre sur « la nécessité de poursuivre au Liban la coordination entre les différents services de sécurité, notamment entre l’armée et les Forces de sécurité intérieure ». « La stabilité exceptionnelle dont jouit le pays est le fruit d’un consensus interne consistant, d’une part, à prendre la décision politique de combattre le terrorisme et, d’autre part, à mener des opérations préventives de sécurité », a noté M. Machnouk.


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Faut pas être dur de la feuille quand on a pas encore l'âge pour ça.
20 h 20, le 27 novembre 2018