L’ancien ministre Achraf Rifi a réitéré hier son appui « entier au Premier ministre désigné Saad Hariri qui fait face au projet du Hezbollah et à ses conditions rédhibitoires », en l’occurrence la participation au prochain cabinet des sunnites issus des milieux pro-syriens et appuyés par le parti chiite.
Après une rupture avec Saad Hariri, en partie liée au compromis présidentiel, M. Rifi situe sa récente position de solidarité avec ce dernier dans le cadre du « devoir national de resserrer les rangs » par loyauté envers le « martyre » de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, dont l’assassinat a donné le coup d’envoi au mouvement souverainiste du 14 mars 2005, lequel a notamment provoqué le départ des troupes syriennes du Liban.
C’est aux forces issues de ce mouvement que M. Rifi a lancé hier un appel à « faire face au projet du Hezbollah, qui souhaite ancrer la tutelle iranienne au Liban et favoriser le retour du régime syrien, directement ou indirectement, à travers ses acolytes ».
L’ancien directeur des Forces de sécurité intérieure se prononçait lors d’une conférence de l’ONG « Nachitoun » (activistes) à Tripoli.

