Premier du genre au Liban, le master en leadership et gestion des ressources humaines de l’Université Saint-Joseph – qui a formé plus de 700 leaders, experts et cadres en matière de ressources humaines depuis 1997 – a reçu Mme Valérie Boussard, professeure de sociologie à l’Université Paris X-Nanterre, directrice du laboratoire d’histoire et sociologie de l’économie, l’Idhes-CNRS, pour une mission à deux volets : une conférence et des séminaires au département de sociologie (sociologie de l’entreprise) et d’anthropologie.
Dans une évaluation succincte de sa conférence, Mme Boussard a souligné que sa causerie avait « donné à réfléchir sur les systèmes de management de la performance, ce qui était le but recherché ».
« Les étudiants se sont montrés très intéressés par mon apport, d’autant qu’il était adapté à la situation libanaise, a relevé la sociologue française. Nous avons donc beaucoup travaillé ensemble sur l’analyse sociologique portant sur des cas locaux à partir de leurs récits et informations. Cela a été aussi très riche pour moi car cela m’a permis de découvrir le pays et d’en comprendre les infinies complexités. »
Commentant à ce propos son premier contact avec le Liban, Mme Boussard a déclaré : « J’ai été émerveillée par le dynamisme de Beyrouth. Les stigmates de la guerre sont encore présents, mais largement balayés par une reconstruction urbaine en effervescence. En même temps, j’ai senti aussi une certaine absence de l’État dans ce processus. Le pays est une pépite, il est magnifique, et sa mise en valeur sera exceptionnelle. Cependant, le “bien public” ne semble pas être une notion très partagée au Liban. En fait, je crois que j’ai surtout ressenti des divisions, plus qu’une unité. Dire les “Liban” plutôt que le Liban serait plus juste. Mais cela ne va peut-être pas vous faire plaisir... »


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