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Culture

Rami Malek est à « Bohemian Rhapsody » ce que Freddy Mercury était à Queen

À l’affiche

Tout comme Freddy Mercury, l’âme de Queen, l’acteur égyptien Rami Malek qui l’incarne (à merveille) habite l’œuvre de Bryan Singer et la relève, très haut.


08/11/2018

On sait tous et toutes à présent que ce film est né dans la douleur. Un accouchement difficile pour une œuvre très attendue et qui aujourd’hui suscite des questions et des doutes parmi le public. Le public ? Pas certain puisque les milliers de fans de Queen étaient avides de revoir leur icône. C’est donc surtout les critiques qui ont fait des gorges chaudes sur le film. Et de raconter comment le réalisateur Bryan Singer a été relevé de ses fonctions presque à la fin du tournage. Ses querelles, semble-t-il, tapageuses, avec l’acteur Rami Malek (qu’il a tenté de minimiser) et comment deux des membres de l’ancien groupe Queen (Rogers et May) se sont mêlés de la production, en y ajoutant leur grain de sel. Voilà tous les ingrédients dont sont friands les journalistes.


Comme un éclair...

Mais qu’importe la cuisine intérieure puisque le mets est délicieux ? En effet le résultat est plus qu’appréciable. Est-ce la vraie vie ou un fantasme ? Telle est la première phrase de la chanson Bohemian Rhapsody et c’est ce à quoi se cognent souvent les biopics. Raconter la vraie vie ou en faire une fiction? Certes il y a des omissions dans le film, car il y avait une volonté de ne pas trop accentuer sur le côté trash des soirées que faisait ce semi-dieu adulé et aimé. Certes, il y a des manipulations dans les dates et le film n’est pas une suite chronologique des événements mais, qu’on se le dise, Bohemian Rhapsody ne se veut pas un documentaire mais bel et bien une fiction basée sur des faits réels. Si le film est sincère (peut-être légèrement lisse dans les portraits de tous les membres de Queen) mais il est bien certain que Rami Malek ressuscite Freddy Mercury.

Il montre combien et comment ce chanteur était à la fois doté d’une force charismatique et d’une vulnérabilité touchante. Les concerts, reproduits avec une dynamique énergisante donnent la pêche et nous propulsent illico dans l’atmosphère des années 80. Les soirées bien arrosées (voire plus qu’arrosées), l’amour de Mercury pour Mary, qui n’a pas tari un seul jour même après lui avoir avoué son homosexualité. Et surtout la camaraderie qu’il entretenait avec les autres membres du groupe. Une amitié si forte que même les querelles les plus violentes n’étaient pas parvenues à assassiner. Queen apparaît dans ce film comme dans la vie, tel le phénomène du siècle. Le phénomène de la musique. Tout en préservant les détails importants de la vie du groupe, le réalisateur s’attarde à la genèse des tubes surtout de Bohemian Rhapsody : comment la chanson est née et comment elle est devenue, de par sa portée biographique, la chanson number one des charts durant des semaines entières.

Selon un chanteur participant au concert mythique Live Aid en 1985, il aurait fait cette reproche à Queen : « You stole our thunder. » Freddie Mercury avait, par son charisme, dynamité tous les autres groupes et volé l’aura.

Mais Thunder signifie aussi un éclair en anglais. Si la vie de Farrokh Bulsara, devenu par la suite Freddie Mercury, né le 5 septembre 1946 à Stone Town dans le protectorat de Zanzibar et mort le 24 novembre 1991 à 45 ans à Londres, était un éclair : rapide, intense, lumineuse mais courte, son œuvre demeure éternelle , immortelle, irremplaçable et les fans ont eu un grand plaisir à la voir sur grand écran. On retient encore dans cette œuvre filmique une esthétique bien volontaire. Semblable à l’image de l’icône du rock, très attachée depuis ses débuts à l’esthétique des chansons, et à la sienne.

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