Le bloc parlementaire du courant du Futur a dénoncé la revendication des sunnites pro-8 Mars, soutenus par le Hezbollah, qui réclament un portefeuille dans le prochain gouvernement, estimant qu'il s'agit d'une "demande rédhibitoire" visant à empêcher la formation du cabinet.
Dans un communiqué à l'issue de sa réunion hebdomadaire, présidée par la députée Bahia Hariri, le bloc du Futur a affirmé que le Premier ministre désigné Saad Hariri était "parvenu à une formation gouvernementale tout prête mais l'invention d'une nouvelle condition rédhibitoire est intervenue dans le but de stopper le processus de formation" du cabinet. M. Hariri, qui refuse la présence d'un sunnite pro-8 Mars au sein de son gouvernement, se trouve actuellement à Paris où il aurait décidé de prolonger son séjour. Le bloc a également salué la position du chef de l'Etat, Michel Aoun, qui a critiqué la revendication des sunnites "indépendants".
Plus tôt dans la journée, le patriarche maronite, Béchara Raï, a reçu le mufti jaafari cheikh Ahmad Kabalan, à qui il a demandé de transmettre un message au Hezbollah lui demandant d'aider à la formation du gouvernement, qui bute désormais devant l'exigence de la formation chiite de voir nommé un ministre sunnite pro-8 mars.Cela fait plus de cinq mois que M. Hariri tente de composer un nouveau cabinet qui bloque sur ce dernier nœud.
Par ailleurs, le bloc a salué les efforts du chef du gouvernement et notamment ses contacts avec la compagnie pétrolière algérienne Sonatrach qui a approvisionné lundi en fioul les unités de production électrique d'Electricité du Liban qui ont rationné pendant plusieurs jours leur carburant, nécessaire à leur fonctionnement.
En outre, les députés du Futur ont annoncé leur participation à la prochain séance plénière du Parlement lundi et mardi prochain.


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