Photo d’ensemble à l’issue de la cérémonie de remise des diplômes aux officiers et agents des FSI ayant suivi une formation aux modalités de soutien aux femmes victimes de violence domestique. Photo tirée du site web des FSI
Il s’agit d’une première au Liban et dans la région arabe. Hier, les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont remis des diplômes à des officiers et des agents des FSI ayant suivi des sessions de formation aux modalités de soutien aux femmes victimes de violence domestique. Assurées par Kafa, une ONG qui milite pour les droits de la femme, ces sessions s’inscrivent dans le cadre du long partenariat entre les FSI et Kafa, qui a toujours œuvré à faire passer la question de la violence commise à l’encontre des femmes du domaine privé au domaine public pour qu’elle soit une question de société relevant de la responsabilité des différentes institutions officielles.
Hier, une cérémonie a été organisée à cette occasion à l’Institut des FSI à Aramoun, sous le parrainage du directeur général, représenté par le général Ahmad Hajjar.
Dans une allocution, la présidente du Conseil national de la femme libanaise, Claudine Aoun Roukoz, a souligné que la loi 293 sur la violence domestique est susceptible de limiter la violence exercée contre les femmes « si toutes les dispositions de la loi sont appliquées ». « Nous œuvrons à amender certains articles de cette loi de façon à assurer une meilleure protection aux femmes et à leurs enfants », a-t-elle assuré.
De son côté, Asma Cardahi, représentante du Fonds des Nations unies pour la population au Liban
(UNFPA), a fait remarquer que malgré certaines avancées en vue de l’égalité des genres au Liban et de la capacitation de la femme, « plusieurs défis restent encore à relever, notamment ceux liés aux lois injustes envers les femmes et aux facteurs socioculturels. Elle a également passé en revue les principales réalisations de l’UNFPA au Liban en vue de renforcer l’égalité des genres et de lutter contre la violence faite aux femmes.
Zoya Rouhana, présidente de Kafa, a quant à elle mis l’accent sur le partenariat entre les FSI et l’ONG « en vue d’institutionnaliser la lutte contre la violence faite aux femmes ». Cela s’est essentiellement traduit par la formation des agents aux modalités d’accueil et de soutien aux femmes victimes de violence, qui ont bénéficié à ce jour à 1 300 agents, ainsi qu’à la mise en place d’une ligne verte, le 1745, lancée récemment et destinée à accueillir les plaintes des victimes de violence domestique.
Le général Hajjar a affirmé que « la violence domestique est l’un des principaux défis que relèvent les FSI, puisqu’il est difficile de l’identifier d’autant que de nombreux cas ne sont pas déclarés ». À cela s’ajoute la difficulté de rassembler les preuves nécessaires pour condamner les responsables.
Il convient de signaler que dans le cadre de ces formations, seize salles destinées à accueillir les femmes victimes de violence ont été équipées. Elles sont réparties sur douze postes de la police judiciaire sur l’ensemble du territoire.


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