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Liban - Gouvernement

Les députés sunnites du 8 Mars sollicitent le soutien d’Amal et du Hezbollah

À Baabda, Hariri campe sur sa position ; Berry redoute un nouveau retard dans la formation du gouvernement.

Les contacts se sont multipliés hier pour tenter de résoudre le nœud sunnite, dernier obstacle à aplanir avant la formation du cabinet. Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, s’est rendu en début de soirée hier à Baabda, pour un entretien qui s’est tenu loin des feux de la rampe, avec le président Michel Aoun. Selon notre correspondante au palais présidentiel, Hoda Chedid, M. Hariri a expliqué au chef de l’État que l’argumentation développée par le groupe de six sunnites qui souhaitent être représentés au gouvernement ne tient pas la route et qu’il n’est pas question pour lui de remplacer un de ses ministres sunnites par un autre du 8 Mars. Les six font valoir qu’ils ont obtenu 40 % des voix sunnites lors des dernières législatives, ce à quoi le courant du Futur répond en relevant que ces derniers ne forment pas un bloc et qu’ils n’ont obtenu que 8,9 de la totalité des votes préférentiels sunnites.

Parallèlement, une délégation du groupe des six, qui comprend comme on le sait les députés Fayçal Karamé, Jihad Samad, Adnan Traboulsi, Walid Succarieh, Abdel-Rahim Mrad et Kassem Hachem, s’est rendue hier auprès du président de la Chambre, Nabih Berry, et du secrétaire général adjoint du Hezbollah, Hussein Khalil, pour plaider sa cause. À sa sortie de Aïn el-Tiné, M. Succarieh, qui s’exprimait au nom de la délégation, a fait état d’une concordance de vues avec M. Berry au sujet de la représentation des sunnites du 8 Mars au gouvernement. « Nous l’avons assuré de notre droit à être représentés par un sunnite indépendant, conformément aux résultats des élections et à la volonté de former un gouvernement d’union nationale. Le président Berry était d’accord avec nous sur toute la ligne (….) et considère qu’il appartient au Premier ministre désigné de la régler », a déclaré M. Succarieh à la presse. Il a annoncé que les sunnites indépendants n’accorderont pas la confiance au gouvernement s’il est formé sans eux, ajoutant, en réponse à une question, que rien n’empêche les députés chrétiens indépendants de réclamer eux aussi un portefeuille.

S’exprimant à son tour à la presse après un entretien à Haret Hreik avec Hussein Khalil, le député Fayçal Karamé a affirmé, toujours au nom du groupe, que la visite était destinée à remercier le Hezbollah pour son soutien à leur cause. Il s’est dit « optimiste quant à un prochain règlement ». De son côté, M. Khalil a soutenu la revendication de ses hôtes, la qualifiant de « juste ». « Ils n’usurpent la part de personne mais demandent à représenter ceux qui les ont élus », a-t-il dit, en affirmant que son parti les soutient et que « ce nœud n’est pas plus difficile à dénouer que les autres ». Selon lui, il appartient au chef de l’État et au Premier ministre désigné de régler cette question. En réponse à une question sur la possibilité que M. Hariri se récuse au cas où le Hezb insisterait pour l’attribution d’un portefeuille aux sunnites indépendants, Hussein Khalil, a répondu que « cette question ne se pose pas pour le parti ».

Nabih Berry devait lui aussi affirmer en soirée devant ses visiteurs qu’il n’a d’autre candidat que Saad Hariri à la tête du gouvernement, mais a dit redouter que « l’obstination à ne pas nommer un ministre sunnite indépendant ne retarde davantage la formation du gouvernement ». Il a nié, en réponse à une question, être intervenu pour proposer une solution à ce problème, lançant sur le ton de la plaisanterie : « Plus de dix personnes s’attellent à former le gouvernement, mais je n’en fais pas partie. »

Les contacts se sont multipliés hier pour tenter de résoudre le nœud sunnite, dernier obstacle à aplanir avant la formation du cabinet. Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, s’est rendu en début de soirée hier à Baabda, pour un entretien qui s’est tenu loin des feux de la rampe, avec le président Michel Aoun. Selon notre correspondante au palais présidentiel, Hoda Chedid, M....
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