Le département d’information du Parti socialiste progressiste a appelé hier à « un mouvement officiel, culturel et médiatique pour soutenir les médias, la presse et tous les employés dans ce secteur ». Dans un communiqué, il a déploré « l’indifférence » générale à l’égard des journalistes et des figures médiatiques. Le PSP a estimé que la crise par laquelle passent les médias constitue également « une crise sociale qui touche tous les travailleurs dans ce secteur qui sont devenus ainsi au chômage, ce qui a généré une nouvelle crise qui vient s’ajouter à celle de la régression du rôle des médias, notamment de la presse écrite ».
Et le département d’information du PSP d’annoncer l’organisation prochaine d’« un congrès national qui sera dédié à la crise par laquelle passe la presse et y proposera des solutions ».
Rappelons que le ministre sortant de l’Information Melhem Riachi avait annoncé le 1er octobre sa volonté d’ouvrir la voie à un examen par le Parlement des textes qu’il avait soumis au gouvernement pour venir en aide aux organes de la presse écrite, qui traversent dans leur ensemble une crise financière. Ces textes avaient été présentés l’an dernier au Conseil des ministres, mais ils restent bloqués pour des raisons qui demeurent inconnues. Ainsi, deux propositions de lois seront transmises à la Chambre sous le chapitre de la législation de nécessité. La première vise à exempter les journaux des taxes financières, municipales, douanières et de la TVA, et la deuxième proposition consiste à faire en sorte que l’État se substitue aux employeurs pour payer les cotisations de la CNSS. M. Riachi avait mis en place un comité ad hoc qui doit assurer le suivi nécessaire sur ce plan auprès des trois pôles du pouvoir et des responsables concernés.
M. Riachi a pris cette décision, alors que le groupe de presse Assayad a arrêté, à la fin du mois dernier, la diffusion du quotidien al-Anouar et de tous les magazines publiés par la maison, en raison des pertes financières que le groupe a dû essuyer. Trois autres quotidiens libanais ont déjà tiré leur révérence : as-Safir, al-Balad et al-Ittihad. Le quotidien panarabe al-Hayat a pour sa part fermé ses bureaux à Beyrouth.


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