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Liban - Séminaire

Foucher : La France continuera à défendre l’universalité absolue des droits des femmes

L’ambassadeur de France se prononçait au cours de la séance d’ouverture de la huitième rencontre du réseau « Mixité et gouvernance autour de la Méditerranée ».

Bruno Foucher et Inaya Ezzeddine, au centre, lors de la séance d’ouverture de la huitième rencontre du réseau « Mixité et gouvernance autour de la Méditerranée ».

Le coup d’envoi des travaux de la huitième rencontre du réseau « Mixité et gouvernance autour de la Méditerranée » a été donné hier à l’Institut des finances Bassel Fleyhane, en présence notamment de la députée et ministre d’État sortante pour la Réforme administrative Inaya Ezzeddine, et de l’ambassadeur de France Bruno Foucher.

Créé en 2014 par la France et le Maroc, ce réseau regroupe des « personnes et non des institutions » avec pour objectif celui d’encourager le « réseautage entre des femmes occupant des fonctions élevées au sein de la fonction publique », a rappelé M. Foucher. Cela contribuera, selon lui, « au renforcement de la place des femmes au sein des administrations et des politiques publiques ».

Notant que l’Institut des finances Bassel Fleyhane, créé par la France et le Liban en 1998, « s’est très rapidement imposé comme l’institution de référence en matière de formation des hauts fonctionnaires, au-delà même de la seule gouvernance financière », il a annoncé que la France réfléchit à « renouveler l’arrangement administratif » avec le Liban, « afin de définir un nouveau plan d’action en matière de gouvernance ».

Se penchant sur l’égalité des genres, l’ambassadeur a affirmé qu’il s’agit d’une « priorité du gouvernement français, aussi bien au plan national qu’international ». Il a ainsi expliqué qu’au plan national, la France a fait beaucoup de progrès au cours des dernières années, passant ainsi selon le Forum économique mondial du 45e rang en 2012 au 11e rang en 2017 en matière d’égalité hommes-femmes, « ce qui nous place au premier rang des pays du G20 ».

Il a expliqué que la France doit ce résultat à des « politiques volontaristes ». Ce qui sous-entend « non seulement une égalité totale des droits en matière d’héritage, de transmission de la nationalité, de droit de garde des enfants », mais aussi « des politiques plus offensives visant à imposer l’égalité réelle dans la société : fixation de quotas en matière de représentation politique, d’accès aux postes d’encadrement au sein de la fonction publique ou de participation aux conseils d’administration ».

Constatant qu’en France, « la mixité reste encore insuffisante », M. Foucher a affirmé que « cette mixité au sein du système politico-administratif doit rester plus que jamais, car l’État doit non seulement montrer l’exemple, mais être un vecteur de changement ». Et de conclure : « Dans ce que l’on doit bien appeler un combat, vous pouvez compter sur la France pour continuer à défendre l’universalité absolue des droits des femmes, aussi bien dans les enceintes internationales que dans son dialogue bilatéral. (…) Vous pouvez aussi compter sur la France pour promouvoir la prise en compte de l’égalité hommes-femmes dans les politiques de développement. À cet égard, la France s’est donnée pour objectif ambitieux d’atteindre 50 % d’aide dite genrée, c’est-à-dire ayant un effet positif sur l’égalité femmes-hommes, et ce d’ici à 2022. »

De son côté, la présidente de l’Institut des finances Bassel Fleyhane, Lamia Moubayed Bsat, a insisté sur « la nécessité d’aboutir à une égalité des genres », soulignant qu’il s’agit d’une « opportunité et d’un besoin social ». Quant à la coprésidente du réseau régional « Mixité et gouvernance autour de la Méditerranée », Agnès Arcier, elle a souligné que ce réseau et les réseaux nationaux qui y sont affiliés sont « des vecteurs de changement dans les États, dans la fonction publique et les appareils exécutifs des gouvernements ». Mme Ezzeddine a, pour sa part, partagé son expérience dans la fonction publique. Elle a souligné avoir essayé dans la mesure du possible de faire en sorte que « sa présence à un poste de responsabilité puisse influencer la situation de la femme au Liban ». En tant que parlementaire, a-t-elle affirmé, elle accordera la priorité à l’amélioration de la législation relative à la situation de la femme.

Le coup d’envoi des travaux de la huitième rencontre du réseau « Mixité et gouvernance autour de la Méditerranée » a été donné hier à l’Institut des finances Bassel Fleyhane, en présence notamment de la députée et ministre d’État sortante pour la Réforme administrative Inaya Ezzeddine, et de l’ambassadeur de France Bruno Foucher.Créé en 2014 par la France et le Maroc, ce réseau regroupe des « personnes et non des institutions » avec pour objectif celui d’encourager le « réseautage entre des femmes occupant des fonctions élevées au sein de la fonction publique », a rappelé M. Foucher. Cela contribuera, selon lui, « au renforcement de la place des femmes au sein des administrations et des politiques publiques ».Notant que l’Institut des finances Bassel...
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