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Économie - Brexit

La période de transition pour Londres sera « probablement » prolongée

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s’est entretenu mercredi avec la Première ministre britannique Theresa May. Emmanuel Dunand/AFP

La période de transition post-Brexit sera « probablement » prolongée au-delà de fin décembre 2020, afin de donner plus de temps à Londres et l’Union européenne pour négocier les termes de leur future relation, a estimé hier le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. « Cette prolongation de la transition aura probablement lieu, c’est une bonne idée », a estimé le chef de l’exécutif européen. « Ce n’est pas la meilleure idée (...) mais je pense que cela nous donne de la marge pour préparer la relation future de la meilleure manière possible », a-t-il poursuivi.

Si les deux parties parviennent à un accord sur les termes de leur séparation, il est prévu que le Royaume-Uni continuera jusqu’à fin 2020 à appliquer et à bénéficier de toutes les règles de l’UE, en contribuant à son budget, mais sans participer aux prises de décision. L’idée de prolonger cette période, d’une année par exemple, a été évoquée lors des négociations dimanche entre les deux parties. L’objectif serait d’apaiser la tension autour du sort de la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, devenu le principal obstacle à la conclusion d’un accord de retrait avant le départ du Royaume-Uni de l’UE fin mars 2019. Mais cela signifierait notamment une année supplémentaire de contribution de Londres au budget européen, une perspective qui révolte les partisans britanniques d’une rupture nette et rapide avec l’UE.

« La question de la durée de la période de transition n’a pas été abordée hier (mercredi) par les dirigeants des 27 », a dit hier le président du Conseil européen, Donald Tusk. Il a rappelé que les 27 avaient accepté l’an dernier la proposition de Mme May « d’une période de transition d’environ deux ans ». « Par conséquent, si le Royaume-Uni décidait qu’une prolongation de la période de transition serait utile pour parvenir à un accord, je suis sûr que les dirigeants seraient prêts à l’envisager positivement », a-t-il ajouté. Interrogée sur cette hypothèse, Mme May ne l’a pas exclue. Cette possibilité « ne devrait pas être utilisée », a-t-elle cependant nuancé.

« La clé d’un accord final sur le Brexit réside dans un compromis politique britannique », a estimé mercredi soir le Président français Emmanuel Macron, pour qui désormais « c’est à Theresa May de revenir avec une solution ». « Les négociateurs ont identifié tous les scénarios techniques possibles. Il n’y a pas de compromis additionnel qui doive être fait du côté européen », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet infructueux sur ce dossier. « Chaque jour sans accord accroît le risque d’un “no-deal” mais la dynamique est positive en raison de la volonté britannique d’aboutir », a-t-il cependant estimé.

Source : AFP

La période de transition post-Brexit sera « probablement » prolongée au-delà de fin décembre 2020, afin de donner plus de temps à Londres et l’Union européenne pour négocier les termes de leur future relation, a estimé hier le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. « Cette prolongation de la transition aura probablement lieu, c’est une bonne idée », a estimé le chef de l’exécutif européen. « Ce n’est pas la meilleure idée (...) mais je pense que cela nous donne de la marge pour préparer la relation future de la meilleure manière possible », a-t-il poursuivi.Si les deux parties parviennent à un accord sur les termes de leur séparation, il est prévu que le Royaume-Uni continuera jusqu’à fin 2020 à appliquer et à bénéficier de toutes les règles de...
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