La Turquie et l’Italie sont les derniers acheteurs de pétrole brut iranien en dehors de la Chine, de l’Inde et du Moyen-Orient, selon une source de l’industrie et des données du secteur du transport maritime. Ces informations confirment la chute des exportations de brut de l’Iran à l’approche de l’entrée en vigueur, le 4 novembre, de nouvelles sanctions américaines visant notamment son industrie pétrolière. Sur la première quinzaine d’octobre, le pays a exporté 1,33 million de barils par jour vers l’Inde, la Chine, la Turquie et le Moyen-Orient, selon les données de Refinitiv Eikon qui ne montrent aucun transport de brut iranien vers l’Europe. Une source du secteur estime pour sa part le total à 1,5 million de barils par jour en tenant compte de navires qui n’apparaissent pas sur les repérages par satellite, parmi lesquels un pétrolier d’une capacité d’un million de barils qui fait route vers l’Italie. Ce chiffre se compare à des exportations d’au moins 2,5 millions de barils en avril, avant la décision des États-Unis de sortir de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien et de rétablir des sanctions contre Téhéran. En septembre, les exportations de brut iranien étaient tombées à 1,6 million de barils par jour.
Économie - Hydrocarbures
Les exportations iraniennes de pétrole continuent de chuter
OLJ / le 16 octobre 2018 à 00h00

