Le leader druze libanais Walid Joumblatt. Photo d'archives. Joseph Eid/AFP
Le tribunal militaire libanais a condamné mardi par contumace un Libanais et un Syrien à dix ans de travaux forcés pour avoir projeté d'assassiner le leader druze Walid Joumblatt en 2016, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Le Libanais Youssef Mounir Fakher, alias "Cowboy", et le Syrien Mouhannad Ali Moussa ont également été déchus de leurs droits civiques. Ils font l'objet d'un mandat d'arrêt.
En décembre 2016, Walid Joumblatt avait exprimé la crainte de tentatives d'assassinat contre sa personne, dans un entretien au quotidien local as-Safir. Le chef du Parti socialiste progressiste affirmait alors avoir reçu plusieurs mises en garde contre des projets d'assassinat de la part de "responsables de sécurité et du Hezbollah".
Le tribunal militaire a également condamné par contumace à cinq ans de travaux forcés et une amende de 2,5 millions de livres libanaises le Libanais Hammoud Khaled Awad, qui est également déchu de ses droits civiques, ainsi que le Libanais Naji Najjar qui a été condamné à trois ans de travaux forcés et qui a été déchu de ses droits civiques, tous les deux étant accusés d'avoir voulu créer avec Youssef Mounir Fakher et Mouhannad Ali Moussa "un groupe armé pour soutenir la révolution syrienne avec des armes et de l'argent".
Youssef Mounir Fakher et Mouhannad Ali Moussa sont également accusés d'être entrés en contact avec un ressortissant israélien, dont le nom serait selon l'agence Mounda Safadi, et qui serait proche du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.


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