En réaction à la multitude d’arrestations dont ont fait l’objet récemment des internautes qui critiquaient sur les réseaux sociaux certains responsables politiques, la commission de la justice et de la législation au sein du Parti socialiste progressiste (PSP) a exprimé hier sa vive inquiétude de voir s’instaurer un régime policier, appelant à la création d’une cellule d’action pour la défense de la liberté d’expression.
« La série d’arrestations et de détentions d’activistes sur les réseaux sociaux se poursuit et suscite de sérieuses appréhensions face au danger de voir le pays gouverné par un régime policier, dont la mission première serait de réprimer les libertés et museler les voix », a averti dans un communiqué la commission de la justice et de la législation au sein du PSP. Elle a déploré le fait que « l’unique motif de ces pratiques soit que ces activistes critiquent certains hommes politiques ».
« La commission appelle toutes les forces politiques à se pencher sur ces poursuites aveugles et ces détentions injustifiées, d’autant que toutes ces pratiques constituent un réel danger pour la vie démocratique », ajoute le communiqué, exhortant par ailleurs les hommes de loi, professeurs universitaires et médias à « se mobiliser rapidement pour préconiser un régime démocratique libre ». Le PSP a prôné dans ce cadre « la création d’une cellule d’action qui accompagnerait les développements liés aux libertés d’expression et de croyances, à charge pour cette cellule d’entamer au plus tôt les contacts dans cet objectif ».
« La commission mettra à la disposition des activistes une ligne d’urgence en vue de communiquer avec eux pour désigner des avocats chargés de les défendre », conclut le communiqué.

