Un convoi de réfugiés syriens. Photo d’archives
Une nouvelle opération de retour « volontaire » de « centaines » de réfugiés syriens, chapeautée par la Sûreté générale, devrait se dérouler aujourd’hui dans plusieurs régions du Liban à partir de 6 heures. La SG avait appelé la semaine dernière ces réfugiés à se réunir autour de huit points de ralliement à travers le pays, en vue de regagner la frontière avec la Syrie.
Les réfugiés candidats au retour aujourd’hui ont été invités à se rendre à des lieux spécifiques, selon leur lieu de résidence au Liban, à savoir le stade municipal de Bourj Hammoud pour ceux résidant au Mont-Liban, le centre du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à Tripoli, pour ceux résidant dans le nord du pays, les places de Abboudiyé et de Bakaïa pour les réfugiés se trouvant au Akkar ; le poste-frontière de Masnaa pour ceux résidant dans la Békaa ; l’école Abdel Latif Fayad à Nabatiyé, ainsi que les locaux du club de Chebaa et le stade municipal de Saïda, pour les réfugiés se trouvant au Liban-Sud.
Selon des informations rapportées par l’agence al-Markaziya samedi, c’est bien le Hezbollah qui se charge d’enregistrer les noms des réfugiés qui souhaitent rentrer en Syrie. Le parti chiite remet ensuite ses listes à la SG qui les envoie en Syrie pour accord. Lorsque la SG reçoit l’accord des autorités syriennes, elle prépare des listes nominatives des réfugiés qui peuvent rentrer chez eux. Ces derniers sont alors transportés en Syrie dans des bus affrétés par Damas.
Par ailleurs, toujours selon al-Markaziya, le ministère de l’Éducation et le HCR entameront à partir d’aujourd’hui les réinscriptions des enfants réfugiés syriens dans les écoles publiques. Le ministère a en outre accepté les inscriptions des élèves palestiniens dans les écoles publiques du sud du pays après une intervention du président de la Chambre Nabih Berry et de la députée de Saïda Bahia Hariri, en réponse aux problèmes financiers que connaît dernièrement l’agence des Nations unies pour l’aide aux réfugiés palestinien (Unrwa) après la suppression des aides américaines.


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