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Nos lecteurs ont la parole - Nicolas Sbeih

Pétrole : enfin on pourra en profiter...

Jusqu’à maintenant, rien ne permettait aux politiques, ou à leurs partisans, de profiter du projet d’exploration du pétrole et de gaz dans les eaux libanaises. Ou tel semblait être le cas. C’était lamentable, navrant. Heureusement, une brèche pointe à l’horizon.

Cela s’est produit ironiquement lorsque les commissions parlementaires ont finalisé la semaine dernière le projet de loi sur la transparence et la lutte contre la corruption dans les projets d’hydrocarbures. À l’issue de la réunion, le député Nawaf Moussawi a expliqué que les commissions ont inclus dans le texte une condition imposant au consortium d’être « transparent » dans sa politique de recrutement. Le but, selon le député, est de permettre aux politiques de s’assurer que le recrutement est « équitable et équilibré entre les différentes parties et régions ». Il indique que « nous, les députés, recevons déjà des demandes de la part des citoyens qui nous demandent comment faire pour être recrutés par les compagnies ».

Et voilà qu’on est reparti dans le magma libanais pur jus. Il était temps. En termes plus clairs, équitable veut dire pratiquement qu’il doit y avoir, parmi les recrutés, des quotas pour les chiites, sunnites, maronites, orthodoxes, catholiques… jusqu’aux chaldéens, assyriens, syriaques, alaouites, et autres baha’is.

Mais il faut tenir compte également de la répartition équitable régionale, du nord au sud et de Beyrouth à la Békaa. Et à l’intérieur de ces régions : il n’est pas question de donner des emplois à Saïda plus qu’à Nabatiyé. Ou de négliger Barja, Houmine el-Tahta, ou Bteddine el-Le’ch. Mais il ne faut pas se leurrer. Dans la réalité, la répartition dépendra du niveau d’influence des parrains politiques de chacun. C’est pour cela que cette pratique s’appelle d’ailleurs « trafic d’influence », un délit paraît-il, mais dont personne n’a entendu parler.


Jusqu’à maintenant, rien ne permettait aux politiques, ou à leurs partisans, de profiter du projet d’exploration du pétrole et de gaz dans les eaux libanaises. Ou tel semblait être le cas. C’était lamentable, navrant. Heureusement, une brèche pointe à l’horizon.Cela s’est produit ironiquement lorsque les commissions parlementaires ont finalisé la semaine dernière le projet de loi sur la transparence et la lutte contre la corruption dans les projets d’hydrocarbures. À l’issue de la réunion, le député Nawaf Moussawi a expliqué que les commissions ont inclus dans le texte une condition imposant au consortium d’être « transparent » dans sa politique de recrutement. Le but, selon le député, est de permettre aux politiques de s’assurer que le recrutement est « équitable et équilibré entre...
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