le Premier ministre désigné Saad Hariri rencontrant une délégation du courant du Futur. Photo Dalati et Nohra
Le Premier ministre désigné Saad Hariri a réaffirmé sa détermination à former un gouvernement d’entente nationale, en assurant que celui-ci ne verra jamais le jour « si chaque partie veut éliminer l’autre ».
« Il faut que toutes les parties politiques fassent montre d’humilité pour que la nouvelle équipe puisse voir le jour, ce qui n’aura pas lieu si chacune essaye d’éliminer l’autre », a-t-il dit hier lors d’une conversation à bâtons rompus avec les journalistes peu avant la réunion hebdomadaire du bloc parlementaire du courant du Futur, qu’il préside.
M. Hariri a de nouveau insisté sur le fait que c’est à lui seul de s’entendre avec le chef de l’État sur la composition de son équipe ministérielle, rejetant indirectement, en réponse à une question, les propos tenus un peu plus tôt par le député Ibrahim Kanaan, au terme de la réunion hebdomadaire du bloc du Liban fort (CPL), selon lesquels il n’y aura pas de gouvernement si le président n’a pas un rôle prépondérant dans la nouvelle équipe. « Si l’on veut se fonder sur le critère de la popularité, allons-y. Modifions la Constitution. Plusieurs parties sont sorties victorieuses des dernières législatives, mais nous nous sommes entendus sur le fait que les blocs parlementaires principaux seront représentés dans le nouveau cabinet, dans des proportions équilibrées. Qui va en décider ? C’est le Premier ministre désigné, en accord avec le président. Point à la ligne. La Constitution prévoit-elle un critère en fonction duquel la part de chaque partie est déterminée ? La réponse est non », a affirmé Saad Hariri qui a refusé de situer le désaccord avec le président Michel Aoun, autour de la formule ministérielle qu’il lui avait présentée au début du mois, dans le cadre d’une guerre des prérogatives. « N’allons pas loin dans les interprétations. Le problème est à 100 % libanais et se limite au fait que des parties veulent en éliminer d’autres », a-t-il insisté, avant d’indiquer, en réponse à une question, que « la plus grande erreur à faire commettre pour le pays et le mandat est de tarder dans la formation d’un gouvernement (…) à cause d’un portefeuille de plus ou de moins ». « Ce n’est pas le nombre de portefeuilles ministériels, mais les réalisations enregistrées qui permettront de gagner aux législatives », a-t-il ajouté.
Répondant à une autre question, il a affirmé que les nœuds à la formation du gouvernement ne se limitent pas aux Forces libanaises et au PSP. « Ils concernent aussi les Marada par exemple. Le dossier est très facile à régler si nous voulons le régler et très compliqué si nous voulons le compliquer. »


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