Bassil inaugurant à Montréal la conférence Energy de la diaspora.
Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a déclaré hier depuis Montréal : « Nous avons été accusés d’entraver la formation du gouvernement. Mais logiquement pouvons-nous mettre des bâtons dans nos propres roues ? Ils nous accusent de tout ce qui est illogique. Il y a ceux qui prétendent que le mandat (du président Michel Aoun) a échoué, et d’autres qui estiment qu’il constituait dès le début un échec et ne lui ont pas donné sa chance », a-t-il ajouté.
« Certains pensent qu’en retardant la formation d’un gouvernement, ils font l’échec au mandat présidentiel. Pour eux d’ailleurs, il est préférable de ne pas avoir de gouvernement car leur but est de faire échec au président de la République ainsi qu’au projet consensuel de la présidence. Ils veulent casser les résultats des élections législatives et former un gouvernement semblable au gouvernement sortant. Si nous acceptons cette condition, un nouveau gouvernement verra le jour demain mais nous casserons ainsi les résultats des élections. Ce qui n’aura pas lieu », a-t-il dit.
« Au Liban, il y a ceux qui ne veulent pas la formation d’un gouvernement, qui entravent sa mise en place et qui sont satisfaits de la situation actuelle. Mais ils perdront encore une fois (après leur perte aux élections législatives) car au Liban un nouveau gouvernement représentatif des résultats des élections sera formé », a-t-il poursuivi.
M. Bassil a tenu ces propos lors de l’ouverture de la conférence Energy à Montréal destinée aux membres de la diaspora au Canada et en Amérique du Nord. S’adressant aux émigrés, il les a encouragés « à récupérer leur nationalité libanaise, à enregistrer leurs mariages et leurs enfants auprès des consulats libanais à l’étranger », les appelant « à constituer un lobby dans leur pays d’accueil et à soutenir le Liban ». Le ministre des Affaires étrangères a souligné que « le Courant patriotique libre est accusé de défendre les droits des chrétiens. Nous défendons les droits de tous les Libanais car nous n’acceptons pas l’injustice ». « Le Liban ne peut exister que si toutes ses communautés sont traitées équitablement », a-t-il dit.


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10 h 53, le 17 septembre 2018