Photo Bas Czerwinski/Pool via REUTERS
Au Tribunal spécial pour le Liban (TSL), qui juge les assassins de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, tué dans un attentat à la bombe le 14 février 2005 à Beyrouth, l'accusation poursuivait jeudi, pour le 3e jour consécutif, la présentation de son mémoire de clôture, dans le cadre des déclarations de clôture.
Depuis mardi, l'accusation a donné le ton son réquisitoire centré sur la nature politique de l’attentat du 14 février 2005, insistant, à travers un examen des données téléphoniques, sur le lien entre les accusés et le Hezbollah. Durant la première audience, l'accusation avait effectué un exposé technique afin de montrer la fiabilité, selon elle, des éléments de preuve basés sur les données téléphoniques. Puis l'accusation s'est concentrée sur l'attribution des lignes téléphoniques, utilisées dans le cadre de l'attentat, à chacun des quatre accusés.
La lecture des déclarations de clôture devant le TSL doit durer deux semaines. Rafic Hariri, Premier ministre jusqu'à sa démission en octobre 2004, a été tué le 14 février 2005, lorsqu'un kamikaze a fait exploser une camionnette bourrée d'explosifs au passage de son convoi blindé sur le front de mer de Beyrouth. L'attaque a coûté la vie à 21 autres personnes et a fait quelque 226 blessés.


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