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Liban

À La Haye, Saad Hariri attend que justice soit faite, tout en mettant en priorité la stabilité du pays

Saad Hariri, s'exprimant mardi devant le siège du TSL à La Haye. Bas Czerwinski/Pool via Reuters

Le Premier ministre désigné Saad Hariri a souhaité mardi que justice soit rendue par le jugement qui devrait être prononcé dans quelques mois par le Tribunal spécial pour le Liban dans l’affaire de l’assassinat de son père, l’ancien chef de gouvernement Rafic Hariri, tué en février 2005. Il a assuré toutefois qu’il fera abstraction de ses sentiments personnels à l’issue du verdict, et ce dans le but de sauvegarder la stabilité du pays.

M. Hariri a tenu des propos en ce sens à sa sortie de la première audience marquant le début de l’étape des plaidoiries finales des parties au procès, une étape qui devrait s’achever à la fin de la semaine prochaine. Le chef du gouvernement avait fait le déplacement à La Haye dès lundi en compagnie des ministres sortants Marwan Hamadé et Ghattas Khoury ainsi que de l’ancien député Bassem Sabeh.

« Rafic Hariri et tous les martyrs du 14 Mars sont tombés pour protéger le Liban et non le détruire, et partant, nous avons réclamé dès le départ la justice et la vérité qui garantissent au pays cette protection », a affirmé le Premier ministre désigné aux journalistes qui l’attendaient devant le siège du TSL, relevant que « l’homme peut être affecté par certaines circonstances qui l’embarrassent, mais à partir du poste de responsabilité où il se trouve, il doit mettre ses sentiments de côté et prendre en considération l’intérêt du pays ». « Nous n’avons jamais eu recours à la vengeance, et nous suivons à cet égard les pas de Rafic Hariri qui était un homme juste », a ajouté le chef du gouvernement, notant qu’« avec le temps, l’homme regarde les vérités de manière plus paisible » et que « le plus important est notre pays ». Et d’ajouter à cet égard : « Comme le disait toujours Rafic Hariri, personne n’est plus grand que son pays, et c’est là notre politique effective. »

À la question plus précise de savoir quelle serait sa réaction s’il s’avérait que le Hezbollah ou l’un de ses chefs a donné l’ordre de l’assassinat, M. Hariri a répondu : « Nous vivons ensemble et nous voulons vivre ensemble dans l’intérêt du pays. »

Sur l’implication de la Syrie dans l’assassinat de son père, le Premier ministre désigné a affirmé : « Tout le monde sait combien était important le conflit entre Rafic Hariri et le régime syrien. Je traiterai cette question avec responsabilité, d’autant que dans toutes les étapes de sa vie (son père) a œuvré pour la stabilité et la paix du pays en vue de sa relance. »

Interrogé par ailleurs sur le lien possible entre d’une part le TSL et les relations avec l’étranger et d’autre part la formation du gouvernement, M. Hariri, a répondu : « Lorsqu’ils arrêteront de convoiter les portefeuilles ministériels, le gouvernement sera formé. »

Avant de se retirer, M. Hariri a remercié l’Organisation des Nations unies pour « tous les efforts qu’elle a déployés en vue de mettre sur pied ce tribunal ».

Le Premier ministre désigné Saad Hariri a souhaité mardi que justice soit rendue par le jugement qui devrait être prononcé dans quelques mois par le Tribunal spécial pour le Liban dans l’affaire de l’assassinat de son père, l’ancien chef de gouvernement Rafic Hariri, tué en février 2005. Il a assuré toutefois qu’il fera abstraction de ses sentiments personnels à l’issue du verdict, et ce dans le but de sauvegarder la stabilité du pays.M. Hariri a tenu des propos en ce sens à sa sortie de la première audience marquant le début de l’étape des plaidoiries finales des parties au procès, une étape qui devrait s’achever à la fin de la semaine prochaine. Le chef du gouvernement avait fait le déplacement à La Haye dès lundi en compagnie des ministres sortants Marwan Hamadé et Ghattas Khoury ainsi que de...
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