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Le « blockbuster » des quarts n’aura pas lieu...

Tennis / US Open

Liquéfié, Federer se fait éliminer en huitièmes de finale et n’affrontera donc pas Djokovic.

OLJ
05/09/2018 | 00h00

Désillusion pour Roger Federer : étouffé par l’humidité ambiante, le Suisse s’est liquéfié face au 55e joueur mondial, l’Australien John Millman, en huitièmes de finale de l’US Open, lundi soir à New York. Le « blockbuster » anticipé contre Novak Djokovic n’aura donc pas lieu.

Après plus de 3h30 de combat, Federer a rendu les armes en quatre sets : 3-6, 7-5, 7-6 (9/7), 7-6 (7/3), non sans s’être procuré deux balles de deux sets à zéro, puis une balle de deux manches à une. « J’avais l’impression de ne pas trouver d’air, c’est une des premières fois que ça m’arrive, a raconté le Suisse. Vous transpirez de plus en plus au fil du match, et ça vous fait perdre de l’énergie au fur et à mesure. » « Quand ça vous frappe, c’est très difficile de s’en sortir. Vous êtes trempé, les balles aussi, et tout va moins vite alors que vous essayez de frapper des points gagnants », a-t-il décrit.

Ce dérapage intervient moins de deux mois après qu’il eut trébuché en quarts de finale sur son gazon chéri de Wimbledon, face au n° 5 mondial, le Sud-Africain Kevin Anderson. Et pose inévitablement question sur sa capacité à continuer à défier le temps qui passe – il a fêté ses 37 ans le 8 août – et à pouvoir prétendre aux trophées les plus prestigieux, bien qu’il se soit encore imposé à l’Open d’Australie en début d’année.

Malgré un service défaillant (45 % de premières balles dans le 1er set, 31 % dans le 2e), la tournure des événements souriait au Suisse aux vingt couronnes en grand chelem jusqu’à ce qu’il mène (5-4, 40-15) dans le deuxième set. C’est au moment où il était sur le point d’asseoir son avance que les choses ont déraillé. Symbole de ses difficultés du jour au service, c’est sur une double faute qu’il a permis à Millman d’égaliser à 5 partout. Deux jeux plus tard, l’Australien de 29 ans – nouveau venu à ce stade de la compétition en grand chelem – convertissait sa première balle de set et embarquait l’ex-n° 1 mondial dans un match piège. Dans le jeu décisif de la troisième manche, malgré des fautes directes par dizaines (77 au total), Federer a également obtenu une balle de set, à 6 points à 5. Mais c’est Millman qui a viré en tête. Le scénario s’est répété une dernière fois dans le quatrième set : le Suisse, jamais parvenu à trouver un second souffle, a mené 4 jeux à 2, mais n’a pu empêcher son adversaire de le dépasser définitivement au tie-break.

« Quand vous vous sentez comme ça, rien ne fonctionne, a lâché Federer. À un moment donné, j’étais juste content que le match soit terminé. » « J’ai de la peine à y croire, a soufflé Millman. J’ai tellement de respect pour Roger et tout ce qu’il a fait pour le jeu... C’est un de mes héros, il n’était pas à son meilleur niveau aujourd’hui (lundi), mais je prends. »

Le rêve de Federer de mettre fin à dix ans de disette à New York envolé, c’est l’inattendu Australien qui se mesurera à Djokovic pour une place dans le dernier carré.

Dans l’après-midi du même jour, Djokovic a tenu son rang. Dans la chaleur humide revenue taper sur les courts new-yorkais, le Serbe de 31 ans a écarté le Portugais Joao Sousa (68e mondial) en deux heures pile (6-3, 6-4, 6-3). S’il a souffert de la touffeur new-yorkaise, Djokovic est plongé dans un bain de jouvence depuis son sacre de la renaissance à Wimbledon à la mi-juillet, venu refermer deux ans de vicissitudes entre un coude douloureux et une tête en vrac.

Un remake de la finale 2014 : c’est ce que vivront le n° 7 mondial croate Marin Cilic et le joueur japonais Kei Nishikori (n° 19). Le premier a écarté le Belge David Goffin (n° 10) en trois sets (7-6 (8/6), 6-2, 6-4). Le second s’est, lui, défait (6-3, 6-2, 7-5) de l’Allemand Philipp Kolhschreiber (n° 34). Il y a quatre ans, le Croate n’avait fait qu’une bouchée du Japonais en finale (6-3, 6-3, 6-3).

Sharapova aussi

Dans le tableau féminin, le rebondissement est venu de l’élimination de la Russe Maria Sharapova (22e mondiale), en deux manches (6-4, 6-3), par l’Espagnole Carla Suarez Navarro (24e mondiale). Depuis son retour de quinze mois de suspension pour dopage au printemps 2017, l’ex-n° 1 mondiale russe, victorieuse de cinq trophées en grand chelem, n’a plus dépassé les quarts de finale en tournoi majeur. Son dernier sacre remonte à 2014, à Roland-Garros.

Les Américaines, elles, ne répéteront pas le scénario du dernier carré « 100 % made in USA » de l’année dernière, mais trois d’entre elles sont en quarts de finale. Madison Keys (14e), finaliste sortante, y a rejoint Serena Williams (26e) et Sloane Stephens (tenante du trophée et n° 3 mondiale).

Source : AFP

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