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Nos lecteurs ont la parole - Joe Acoury

Couvertures médiatiques

« Le rôle des médias dans la politique contemporaine nous oblige à nous interroger sur le monde et sur la société dans lesquels nous voulons vivre, en particulier sur le genre de démocratie que nous souhaitons avoir. Je propose donc... deux conceptions distinctes de la démocratie. La première veut que l’ensemble des citoyens dispose des moyens de participer efficacement à la gestion des affaires qui le concernent et que les moyens d’information soient accessibles et indépendants... Suivant la seconde conception, le peuple doit être exclu de la gestion des affaires qui le concernent, et les moyens d’information doivent être étroitement et rigoureusement contrôlés. Bien que cette conception puisse sembler bizarre, il est important de comprendre que c’est celle qui prédomine. » (Noam Chomsky).

Un état stationnaire de sous-développement indique des normes à venir et des conditions de vies décentes souvent suspendues aux étapes à venir. Néanmoins, par un geste numérique, la connaissance des uns et des autres se dispose aux modes des médias. Le lien à l’image est interprété, et l’information supposée comprise semble répondre à la demande. L’impact émotionnel des informations reçues se compose de perceptions d’intensités variables et éphémères, le temps de raviver des sujets donnés, des réponses et des conclusions.

Des populations usées par des gouvernances abusives vont pouvoir ainsi transmettre et partager leurs maux et leurs douleurs à travers les réseaux sociaux. La nauséabonde réalité environnementale et socio-économique de notre pays nous rappelle parallèlement la tragédie paradoxale du mal de vivre des droits élémentaires jusqu’à sentir l’étrangeté d’une citoyenneté effective.

Le déballage continu d’abus flagrants et de corruptions résonne fortement. Cependant, certains les considèrent comme des malveillances attendues ou presque banales! D’autres considèrent que le divertissement est la caractéristique principale de la volonté de vivre du Libanais. Néanmoins, juste après une supersoirée, il ira constater sa solitude et la passivité d’une irrésistible irresponsabilité face à sa propre misère ! La volonté de vivre de façon explosive signifie-t-elle donc que le mode exclusif de la réaction ponctuelle devra prévaloir ? Mais où est donc la place des synthèses courageusement entreprises entre nous afin de sortir une fois pour toutes de nos peurs et de nos cauchemars ?

À quand des émissions télévisées de qualité qui se distinguent pour entrevoir de réels et de francs changements ? Là où la mise en scène sur un plateau ne se limite plus à la transmission des débats novateurs avec des personnages libres et conséquents. « It is about time » que les échanges lumineux adressés au public se caractérisent enfin par des débats sérieusement consensuels. Ceux qui mènent le spectateur non pas à constater des paroles intelligentes et des frustrations semblables, mais des lueurs d’espoir visibles, en avant, ici et maintenant.


« Le rôle des médias dans la politique contemporaine nous oblige à nous interroger sur le monde et sur la société dans lesquels nous voulons vivre, en particulier sur le genre de démocratie que nous souhaitons avoir. Je propose donc... deux conceptions distinctes de la démocratie. La première veut que l’ensemble des citoyens dispose des moyens de participer efficacement à la gestion des affaires qui le concernent et que les moyens d’information soient accessibles et indépendants... Suivant la seconde conception, le peuple doit être exclu de la gestion des affaires qui le concernent, et les moyens d’information doivent être étroitement et rigoureusement contrôlés. Bien que cette conception puisse sembler bizarre, il est important de comprendre que c’est celle qui prédomine. » (Noam Chomsky).Un état...
commentaires (2)

quoi de plus flagrant que notre choix de democratie que celle cree par GB et ses affilies : la democratie consensuelle ! LE PIRE EST QUE CETTE THORIE AUSSI FUMEUSE A ETE SUIVIE PAR TOUS LES AUTRES ACTEURS LIBANAIS. SANS HONTE, SANS DENI , MAIS CERTAINEMENT AUSSI SANS ENTENDRE LES PLEURS DU CITOYEN LIBANAIS SUITE A UNE TELLE ATTITUDE.

Gaby SIOUFI

09 h 40, le 01 septembre 2018

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Commentaires (2)

  • quoi de plus flagrant que notre choix de democratie que celle cree par GB et ses affilies : la democratie consensuelle ! LE PIRE EST QUE CETTE THORIE AUSSI FUMEUSE A ETE SUIVIE PAR TOUS LES AUTRES ACTEURS LIBANAIS. SANS HONTE, SANS DENI , MAIS CERTAINEMENT AUSSI SANS ENTENDRE LES PLEURS DU CITOYEN LIBANAIS SUITE A UNE TELLE ATTITUDE.

    Gaby SIOUFI

    09 h 40, le 01 septembre 2018

  • « ...Des populations usées par des gouvernances abusives vont pouvoir ainsi transmettre et partager leurs maux et leurs douleurs à travers les réseaux sociaux. La nauséabonde réalité environnementale et socio-économique de notre pays nous rappelle parallèlement la tragédie paradoxale du mal de vivre des droits élémentaires jusqu’à sentir l’étrangeté d’une citoyenneté effective. Le déballage continu d’abus flagrants et de corruptions résonne fortement. Cependant, certains les considèrent comme des malveillances attendues ou presque banales! D’autres considèrent que le divertissement est la caractéristique principale de la volonté de vivre du Libanais. Néanmoins, juste après une supersoirée, il ira constater sa solitude et la passivité d’une irrésistible irresponsabilité face à sa propre misère ! La volonté de vivre de façon explosive signifie-t-elle donc que le mode exclusif de la réaction ponctuelle devra prévaloir ? Mais où est donc la place des synthèses courageusement entreprises entre nous afin de sortir une fois pour toutes de nos peurs et de nos cauchemars ? » Touché par cette analyse, d’une exactitude et d’une précision chirurgicales. Des mots dont la portée dépasse de loin le sujet des émissions télévisées, et qui s’apppliquent de manière plus large au malaise profond de la société civile Libanaise, victime et complice à la fois... C’est la mise en avant de ce genre de propos qui peuvent permettre à une société de se réconcilier avec ses valeurs perdues...

    ABINADER Mario

    20 h 49, le 30 août 2018

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