Le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, a assuré que le prochain gouvernement finira par voir le jour, insistant sur la nécessité de passer à la mise en application de quelques réformes après la mise sur pied du cabinet.
M. Geagea s’exprimait lors d’un dîner organisé samedi à Meerab par le département des pays du Golfe au sein des FL. Étaient présents le ministre sortant de l’Information, Melhem Riachi, ainsi que les députés et apparentés FL Anis Nassar (Aley), Jean Talouzian et Imad Wakim (Beyrouth). Il y avait aussi Antoine Zahra, ex-député de Batroun, Fadi Salamé, coordinateur du département des pays du Golfe, et plusieurs cadres FL.
« La situation au Liban n’est pas désespérée, comme le croient certains », a assuré M. Geagea, estimant que « pour changer les choses, nous avons besoin d’une décision politique, de bonnes intentions, d’une clarté et d’une rectitude ». « Je crois que plusieurs protagonistes sont désormais convaincus de cela. Ceux qui ne le sont pas seront une minorité au sein du gouvernement, d’où les entraves à sa formation », a ajouté M. Geagea.
Et de poursuivre : « Dès sa formation, l’équipe ministérielle devrait prendre des décisions courageuses en vue d’opérer des réformes radicales afin de changer la situation du pays. »
Détaillant ce constat, le leader des FL a souligné que le futur cabinet devrait réformer d’abord le secteur de l’électricité. « Cela pourrait épargner au Trésor près de deux milliards de dollars par an, soit la moitié (ou presque) du déficit budgétaire », a-t-il noté, soulignant que « le gouvernement devrait ensuite remédier à l’évasion fiscale, ce qui pourrait assurer au Trésor des recettes d’un milliard de dollars ». « Nous ne devrons pas attendre les extractions de pétrole pour rembourser nos dettes. Les recettes pétrolières devraient être laissées aux futures générations. Seules quelques-unes de ces recettes devraient être utilisées pour le remboursement des dettes au moyen des gains générés par les investissements pétroliers, comme c’est le cas dans les pays civilisés », a encore dit Samir Geagea.


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