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Nos lecteurs ont la parole - Sylvio Le Blanc

Le président et le prisonnier

L’ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a été reconnu coupable de fraude bancaire et fiscale. Pour cela, il encourt une peine de 80 années de prison.

Si Manafort avait accepté de collaborer avec la justice et trahi le président, sa peine aurait sûrement été réduite, mais il aurait tout de même dû passer un certain nombre d’années à l’ombre. Or, à 69 ans, c’était déjà trop. En restant fidèle à Trump, il compte sur celui-ci pour obtenir diligemment la grâce présidentielle.

Il y a tout lieu de croire que Manafort ne contestera pas la sentence rendue par le tribunal, car un appel pourrait s’étirer dans le temps et trouver son aboutissement après la prochaine élection présidentielle, en 2020, que Trump pourrait perdre. Celui-ci pourrait même être destitué avant. Or, aucun autre que Trump ne voudra se salir les mains et gracier Manafort. C’est dire qu’il n’y a pas de risques à prendre et de temps à perdre.

Le privilège régalien de la grâce présidentielle ne devrait pas s’exercer lorsqu’il existe un lien affectif ou d’affaires entre le président et le prisonnier, comme ce sera le cas si Manafort se retrouve entre quatre murs. La loi constitutionnelle devrait être amendée en ce sens.

Si Manafort ne pouvait pas espérer la grâce présidentielle, il serait beaucoup plus coopératif avec ceux qui veulent le jeter en prison. La justice ne s’en porterait que mieux.

Montréal-Québec

L’ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a été reconnu coupable de fraude bancaire et fiscale. Pour cela, il encourt une peine de 80 années de prison.Si Manafort avait accepté de collaborer avec la justice et trahi le président, sa peine aurait sûrement été réduite, mais il aurait tout de même dû passer un certain nombre d’années à l’ombre. Or, à 69 ans, c’était déjà trop. En restant fidèle à Trump, il compte sur celui-ci pour obtenir diligemment la grâce présidentielle.Il y a tout lieu de croire que Manafort ne contestera pas la sentence rendue par le tribunal, car un appel pourrait s’étirer dans le temps et trouver son aboutissement après la prochaine élection présidentielle, en 2020, que Trump pourrait perdre. Celui-ci pourrait même être destitué avant. Or, aucun autre que...
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