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Liban

Un bureau qui devrait en principe contrer le crime organisé, le terrorisme et le hacking...

La convocation récurrente d’internautes affichant leurs opinions sur les médias sociaux a provoqué hier une série de réactions.
Eddy Abillama, député du Metn (Forces libanaises), interrogé par L’Orient-Le Jour, a estimé que ces convocations « rappellent le temps de l’occupation syrienne et du régime policier qui régnait à l’époque ». Il a affirmé qu’il avait l’intention d’« œuvrer pour protéger la liberté d’expression » et qu’il « est inadmissible de museler l’opinion publique, quel que soit le prétexte ». M. Abillama a aussi souligné qu’il discutera du dossier avec son parti afin qu’une « position soit prise dans ce cadre ».
Le mouvement du Renouveau démocratique (fondé par l’ancien député Nassib Lahoud) a pour sa part dénoncé les pratiques du bureau dit de « lutte contre la cybercriminalité », appelant « à définir précisément ses activités qui devraient en fait toucher le crime organisé, le terrorisme et le hacking ».
De son côté, l’association Media Against Violence a appelé dans un communiqué « le président de la République et le Premier ministre désigné à se pencher sur ce phénomène qui donne une piètre image du Liban, un pays qui glisserait à nouveau vers un régime policier ». « Il relève du droit de chacun d’exprimer son opinion politique », poursuit le texte.
En soirée, le chef du PSP, Walid Joumblatt, a lui aussi stigmatisé la convocation de Wadih el-Asmar. « Qu’en est-il de cette affaire sur la convocation de Wadih el-Asmar ? Le pays est-il en train de se transformer en régime policier qui réprime les libertés ? » s’est interrogé M. Joumblatt sur Twitter. « La semaine dernière, nous avons été témoins du comportement répressif du département de la Sécurité de l’État envers Rachid Joumblatt. Nous voulons connaître la vérité concernant Wadih el-Asmar », a-t-il ajouté. Le leader druze a appelé à mettre un terme aux « poursuites aléatoires et aux attaques contre la liberté d’opinion ».

La convocation récurrente d’internautes affichant leurs opinions sur les médias sociaux a provoqué hier une série de réactions. Eddy Abillama, député du Metn (Forces libanaises), interrogé par L’Orient-Le Jour, a estimé que ces convocations « rappellent le temps de l’occupation syrienne et du régime policier qui régnait à l’époque ». Il a affirmé qu’il avait...
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