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Liban - Université Libanaise

« Les diplômes de l’UL sont reconnus dans plusieurs pays européens », affirme la direction

Suite aux affirmations données par des professeurs de l’UL qui avaient mis en garde contre le risque de voir l’université nationale privée des accréditations délivrées par le comité d’évaluation des recherches et de l’enseignement supérieur issu du Conseil de l’Europe, si l’université n’effectuait pas des réformes souhaitées, la direction de l’UL a démenti hier ces « rumeurs », en précisant que ce type d’allégations est destiné « à servir les intérêts des universités privées ».
 La réaction de l’université publique survient au lendemain d’un bras de fer qui oppose depuis un certain temps les membres de l’Association des Amis de l’UL (Aulib) et les « professeurs démocrates indépendants », d’une part, au recteur de l’université, Fouad Ayoub, à qui ils reprochent notamment « un autoritarisme » dans la gestion de cette institution et de « faire fi des pratiques démocratiques » qui avaient prévalu au sein de l’UL. Des accusations auxquelles le recteur a répondu, dans le cadre d’un droit de réponse publié le 2 août dernier dans nos colonnes, en faisant valoir que « l’exercice de ses prérogatives se fait sur la base de la loi et des règlements » qui régissent l’université.
Hier, la direction de l’UL est revenue à la charge pour démentir les rumeurs qui ont récemment circulé au sujet de l’accréditation des diplômes délivrés par l’université.
« Ces informations sont infondées et font partie d’une campagne visant l’UL afin de porter atteinte à l’université nationale », précise un communiqué publié par le bureau de presse.
Rappelant que l’UL a été fondée dans les années cinquante « dans l’objectif d’assurer aux Libanais de toutes les régions, toutes confessions et classes confondues, un enseignement gratuit », le texte souligne que « lorsque l’université prend d’elle-même l’initiative de faire évaluer la qualité (de ses services) par le Haut Conseil d’évaluation, et pour son enseignement supérieur, de s’en référer au Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES), qui est une autorité administrative française indépendante (…), cela signifie ipso facto qu’à l’UL, nous sommes toujours conscients de l’importance du rôle national dont l’université est investie ».
 Le texte précise que l’université a œuvré « en vue de coopérer en toute transparence » avec le HCERES, en mettant à la disposition de ses membres, sur une durée d’un an, depuis leur première visite au Liban en juin 2017, et à nouveau au mois de juin de cette année, « toutes les informations nécessaires afin de les habiliter à remplir leur mission et à déceler les forces et les faiblesses sur les plans administratif, académique ou de la recherche ».Le communiqué met l’accent par ailleurs sur le fait que « la loi libanaise ne prévoit pas l’exigence de l’excellence dans les universités. Mais la direction de l’UL s’est elle-même imposée la tâche d’effectuer une évaluation de la qualité de son enseignement, en ouvrant grandes ses portes au Conseil habilité à remplir cette tâche ».
Le bureau de presse de l’UL a rappelé au passage que l’université avait également adopté un système d’enseignement fondé notamment sur l’obtention des crédits et sur la délivrance de licences, maîtrises et doctorats de sorte à adapter son système aux standards les plus usités dans le monde.
 « La plupart des pays européens reconnaissent les diplômes délivrés par l’UL », conclut le communiqué.

Suite aux affirmations données par des professeurs de l’UL qui avaient mis en garde contre le risque de voir l’université nationale privée des accréditations délivrées par le comité d’évaluation des recherches et de l’enseignement supérieur issu du Conseil de l’Europe, si l’université n’effectuait pas des réformes souhaitées, la direction de l’UL a démenti hier ces « rumeurs », en précisant que ce type d’allégations est destiné « à servir les intérêts des universités privées ».  La réaction de l’université publique survient au lendemain d’un bras de fer qui oppose depuis un certain temps les membres de l’Association des Amis de l’UL (Aulib) et les « professeurs démocrates indépendants », d’une part, au recteur de l’université, Fouad Ayoub, à...
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