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Liban - Rafles D’Août 2001

Jamil Sayyed : En août 2001, des manifestants ont été arrêtés, « ni plus ni moins »

Les Syriens n’ont pas quitté le Liban en raison des manifestations estudiantines, estime l’ancien directeur de la Sûreté générale.

Jamil Sayed. Photo d’archives AFP

Jamil Sayed, député de Baalbeck-Hermel, a estimé hier que les rafles du 7 et du 9 août 2001 contre des militants antitutelle syrienne n’étaient pas la raison derrière le retrait des troupes de Damas du Liban en 2005. Il a par ailleurs tenté de minimiser la portée des arrestations effectuées dans les milieux estudiantins à l’époque.
 « 7 août 2001 ? Les aounistes (partisans du président de la République, Michel Aoun, à l’époque hostile à Damas et exilé en France) avaient appelé à manifester. Le Conseil central de sécurité, présidé par le ministre (de l’Intérieur de l’époque) Élias Murr, avait décidé de maintenir la sécurité, et avait ainsi chargé la Sûreté générale (dirigée par M. Sayed à l’époque) de surveiller les entrées de Beyrouth et chargé l’armée et les Forces de sécurité intérieure d’assurer la sécurité au rond-point du Palais de justice. Les manifestants se sont rassemblés sur les lieux (le 9 août), et les forces antiémeute au sein des services de renseignements de l’armée les ont affrontés violemment et ont arrêté certains d’entre eux de manière publique, image et son à l’appui ! Ni plus ni moins », a écrit Jamil Sayed sur son compte Twitter.
Deux jours plus tôt, le régime policier libano-syrien avait mené des rafles contre les forces chrétiennes, notamment le Courant patriotique libre et les Forces libanaises. Le 9 août, des centaines de jeunes avaient manifesté devant le Palais de justice pour réclamer la libération des cadres de l’opposition. Plusieurs d’entre eux avaient été battus et embarqués dans les véhicules de l’armée.

« C’est facile d’accuser les Syriens » 
« Les Syriens n’ont pas quitté (le Liban) en raison du 7 août (2001), ni en raison de quelconques circonstances libanaises internes. Le complot de l’assassinat de (l’ex-Premier ministre Rafic) Hariri avait pour but d’obtenir le départ des Syriens, d’éliminer la Résistance (du Hezbollah)... et de prendre le contrôle de l’État libanais », a également estimé Jamil Sayed dans un autre tweet. « Le mouvement aouniste s’inscrivait dès le début dans la politique indépendantiste propre au général Aoun. »
 « 7 août. Nous parlons d’histoire, d’autres parlent de politique. Et pour l’histoire, Ghazi Kanaan (l’ancien responsable des services de renseignements syriens au Liban), était chez (le futur Premier ministre Nagib) Mikati pour un déjeuner à Abadiyé, (...) et, ce jour-là, il a critiqué ce qu’il a qualifié de “répression”, car il était en désaccord avec le président de la République Émile Lahoud et avec nous. La chose la plus facile, c’est d’accuser les Syriens (...). Mais nous disons les choses comme elles sont. Nous ne sommes pas la famille Hariri ni Joumblatt », a conclu Jamil Sayed.
Des propos auxquels a répondu Antoine Nasrallah, ancien cadre au sein du CPL, qui a donné sa propre version des faits. « Général Sayed, pour vous rafraîchir la mémoire, il n’y a pas eu d’appel à manifester le 7 août 2001, mais une réunion dans les bureaux du CPL à Antélias. Il y avait ce jour-là plus de 80 personnes mais aucune conspiration contre la sécurité de l’État. Je ne sais pas qui a ordonné notre arrestation », a-t-il écrit sur son compte Facebook. « Quant à la manifestation du 9 août, elle est venue en réaction aux arrestations (du 7 août). L’importance du 7 août est qu’il a démontré que rien au Liban n’est statique et que l’action de groupe est essentielle à tout acte de résistance, de libération et de réforme. Les leaderships momentanés ne perdurent pas et c’est ce qui va de nouveau arriver », a-t-il ajouté.

Jamil Sayed, député de Baalbeck-Hermel, a estimé hier que les rafles du 7 et du 9 août 2001 contre des militants antitutelle syrienne n’étaient pas la raison derrière le retrait des troupes de Damas du Liban en 2005. Il a par ailleurs tenté de minimiser la portée des arrestations effectuées dans les milieux estudiantins à l’époque.  « 7 août 2001 ? Les aounistes (partisans du président de la République, Michel Aoun, à l’époque hostile à Damas et exilé en France) avaient appelé à manifester. Le Conseil central de sécurité, présidé par le ministre (de l’Intérieur de l’époque) Élias Murr, avait décidé de maintenir la sécurité, et avait ainsi chargé la Sûreté générale (dirigée par M. Sayed à l’époque) de surveiller les entrées de Beyrouth et chargé l’armée et les Forces de...
commentaires (2)

LORSQU,ON FAISAIT PARTIE ON Y TROUVE TOUJOURS DES EXCUSES ET DES CAUSES POUR JUSTIFICATION !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

09 h 38, le 08 août 2018

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Commentaires (2)

  • LORSQU,ON FAISAIT PARTIE ON Y TROUVE TOUJOURS DES EXCUSES ET DES CAUSES POUR JUSTIFICATION !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 38, le 08 août 2018

  • S'"il ne faut pas accuser les syriens", comme le prétend Sayed, ce sont donc les services de sécurité libanais les coupables de cette répression violente, donc lui-même. Merci de cet aveu!

    Yves Prevost

    07 h 50, le 08 août 2018

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