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Liban - Communautés

Dimane met en garde contre un retour partiel des réfugiés syriens établis au Liban

Les évêques maronites appellent l’État à la prudence dans le dossier du cannabis.

Les évêques maronites ont tenu hier leur réunion mensuelle à Dimane.

Réunis hier sous la présidence du patriarche maronite Mgr Béchara Raï à Dimane, les évêques maronites ont de nouveau pressé les responsables de surmonter leurs clivages et de s’empresser de former un gouvernement et d’assurer, avec l’aide des Russes, le retour de tous les réfugiés syriens « sans exception » chez eux. Ils ont par ailleurs demandé aux responsables de procéder à une étude approfondie de tous les aspects du projet de légalisation de la culture du cannabis, avant de l’appliquer.
« Les évêques sont consternés de constater que deux mois sont passés depuis la désignation d’un Premier ministre (Saad Hariri) pour former le gouvernement, sans que les consultations et les contacts politiques en cours ne débouchent sur la mise en place d’une nouvelle équipe ministérielle, alors que l’économie va mal et que des développements cruciaux ont lieu dans la région », ont souligné les prélats dans leur communiqué dont lecture a été donnée par le vicaire patriarcal, Mgr Youhanna Rafic Warcha. Ils ont « pressé les autorités et les hommes politiques de surmonter leurs divergences nées du conflit autour du partage des parts, de la répartition des portefeuilles ministériels et autres, et de se dépêcher de parvenir à une entente autour d’une formule de gouvernement qui soit capable de faire face aux échéances les plus urgentes, notamment au niveau de la gestion des secteurs vitaux et de la lutte contre la corruption au sein de l’administration publique ».
Évoquant ensuite le projet de légalisation de la culture de cannabis à des fins médicinales, les évêques, sans s’y opposer vraiment, ont invité les autorités à se montrer prudentes dans la gestion de ce dossier. « Au moment où notre société est aux prises avec le fléau de la toxicomanie qui détruit nos jeunes et où la culture de cannabis et la fabrication de drogue se développent de façon anarchique, des milieux politiques abordent la culture du cannabis sous trois angles : celui du développement des régions, celui du renflouement des caisses de l’État et celui de l’usage thérapeutique », ont constaté les prélats, avant d’estimer que ce dossier « est d’une gravité extrême, pour diverses raisons sociales et morales ». « L’approche qui doit en être faite commande une étude plus objective et scientifique du dossier, pour déterminer les avantages et les inconvénients de cette culture, ainsi que la capacité des autorités libanaises à la gérer et profiter de sa production sans que la santé des Libanais n’en soit affectée », selon les évêques qui se sont par ailleurs « félicités de ce que le sommet américano-russe d’Helsinki se soit penché sur le dossier des réfugiés syriens et que Moscou ait pris l’initiative de superviser les opérations de retour, le plus tôt possible, en coopération avec les gouvernements libanais et syrien ».
Ils ont cependant invité les responsables à « veiller à régler ce dossier dans son ensemble, sans s’arrêter sur des exceptions, motivés par des considérations politiques ». « Tout comme une solution a pu être trouvée au problème des Syriens qui ne soutiennent pas leur gouvernement, dans plusieurs régions syriennes, à travers soit des accords, soit des lois d’amnistie, il est possible que la même logique soit appliquée à la même catégorie de réfugiés syriens, afin que tous puissent regagner leur pays, sans qu’une partie d’entre eux ne rentre seule chez elle et que l’autre reste (au Liban) en attendant une solution politique quelconque », selon le communiqué.
Les évêques ont enfin rendu hommage à l’armée à l’occasion de sa fête, célébrée hier, et invité les responsables à lui fournir « tout le soutien matériel, moral et politique ».

Réunis hier sous la présidence du patriarche maronite Mgr Béchara Raï à Dimane, les évêques maronites ont de nouveau pressé les responsables de surmonter leurs clivages et de s’empresser de former un gouvernement et d’assurer, avec l’aide des Russes, le retour de tous les réfugiés syriens « sans exception » chez eux. Ils ont par ailleurs demandé aux responsables de procéder à une étude approfondie de tous les aspects du projet de légalisation de la culture du cannabis, avant de l’appliquer.« Les évêques sont consternés de constater que deux mois sont passés depuis la désignation d’un Premier ministre (Saad Hariri) pour former le gouvernement, sans que les consultations et les contacts politiques en cours ne débouchent sur la mise en place d’une nouvelle équipe ministérielle, alors que...
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