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Liban

Nahnoo en appelle à Khatib pour sauver Ramlet el-Baïda et le Bois des pins

01/08/2018

L’association écologique Nahnoo a, une nouvelle fois, appelé hier le ministre de l’Environnement Tarek el-Khatib à prendre des mesures strictes pour mettre un terme à deux projets controversés, à savoir Eden Bay Resort, centre balnéaire construit à même la plage de Ramlet el-Baïda à Beyrouth, et un hôpital de campagne installé dans un des terrains du Bois des pins, poumon vert de la capitale. Lors d’une réunion hier avec M. Khatib qui a regroupé plusieurs parties de différentes régions libanaises autour d’une même table pour discuter des projets écologiques qui les concernent, le président de Nahnoo, Mohammad Ayoub, a axé son intervention sur ces deux dossiers. « En ce qui concerne le Bois des pins, j’ai appelé M. Khatib à intervenir puisque l’intégralité du terrain du Bois des pins est classé site naturel et que tous les documents assurent qu’il s’agit d’une zone protégée. Si le ministère n’arrive pas à mettre un terme aux violations et aux atteintes qui existent déjà sur ce terrain, il devrait au moins interdire l’installation de nouveaux projets illégaux. Il ne suffit pas d’avouer que ce projet (d’hôpital) est illégal, il faut surtout agir pour le supprimer », a déclaré à L’Orient-Le Jour M. Ayoub. La municipalité de Beyrouth avait assuré à plusieurs reprises que l’installation de l’hôpital de campagne était temporaire.Au sujet d’Eden Bay Resort, le président de l’association Nahnoo a rappelé que le ministre de l’Environnement a « bel et bien déposé une plainte contre l’entrepreneur de ce projet, sauf que le motif aurait dû être le gel des travaux tout court ». Le motif de la plainte déposée par le ministre était, rappelons-le, le lancement de la construction du projet en septembre 2016 sur base d’une étude d’impact environnemental datant de décembre 2013, alors que le délai d’expiration de ce genre d’études est de deux ans, selon le décret 8633 qui les régit.
« Suite à cette plainte, l’entrepreneur a fini par effectuer une nouvelle étude d’impact environnemental alors qu’il fallait déposer une plainte ayant pour motif l’invalidité du permis quitte à contester la légitimité et la légalité du projet, a-t-il expliqué. C’est exactement ce qui doit être fait maintenant. » Pour M. Ayoub, il est clair que le but est de démolir ce qui a été construit. « Ce serait une bonne leçon à tous ceux qui envisagent de mettre en place des projets illégaux », a-t-il indiqué avoir dit lors de la réunion avec le ministre.

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