Le ministre libanais sortant de l'Information, Melhem Riachi. Photo Ani
Le ministre libanais sortant de l'Information, Melhem Riachi, a assuré jeudi que son ministère était le "premier défenseur de la liberté de la presse", balayant les accusations d'ingérence dans l'action de la justice et de la commission de supervision des législatives.
La semaine dernière, M. Riachi avait adressé trois lettres à son collègue de la Justice, Salim Jreissati, au président du Conseil supérieur de la magistrature, le juge Jean Fahd, et au procureur général près la Cour de cassation, Samir Hammoud, dans lesquelles il exprimait le souhait que les poursuites engagées contre certains médias audiovisuels par la commission de supervision soient revues. La commission avait dénoncé "l'ingérence illégale" du ministre sortant de l'Information. "Le ministère de l'Information est le premier défenseur de la liberté de la presse et nous refusons les accusations d'ingérence dans l'action de la justice et de la commission de supervision des législatives", a déclaré M. Riachi.
Dans un communiqué commun publié dans la journée, le ministère et plusieurs médias audiovisuels ont annoncé la création d'un comité de suivi des plaintes de la commission de supervision avec le président Michel Aoun, MM Hammoud, Jreissati et Fahd.
Lors de la campagne électorale jusqu'au jour du vote, le 6 mai, la commission de supervision avait fait appel à une société spécialisée dans les technologies de surveillance qui a installé un système de monitoring automatique des télévisions, radios et de la presse écrite.
Le ministre de l'Information affirme, pour sa part, que l'appareillage de la commission de supervision des élections n'a pas fait la distinction entre de fond entre l'annonce électorale et l'information électorale et que les plaintes ont été basées sur cette confusion.


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