Le Premier ministre, Saad Hariri, s’entretenant à Madrid avec son homologue espagnol, Pedro Sanchez. Curto de la Torre/AFP
Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, a effectué hier une visite officielle d’une journée à Madrid au cours de laquelle il s’est entretenu avec le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, et a rencontré des étudiants, notamment libanais, avec lesquels il a évoqué les problèmes du Liban.
MM. Hariri et Sanchez ont discuté du développement des relations entre Beyrouth et Madrid, notamment au niveau économique. Une réunion élargie s’est ensuite tenue en présence du ministre sortant de la Culture, Ghattas Khoury, qui accompagne M. Hariri, et son homologue espagnol, José Guirao, de l’ambassadrice du Liban à Madrid, Hala Keyrouz, et de l’ambassadeur d’Espagne à Beyrouth, José Maria Ferré de la Peña.
« Je souhaite le renforcement des relations avec ce magnifique pays qui a toujours aidé le Liban en toutes circonstances. Nous devons œuvrer ensemble dans l’intérêt de nos peuples respectifs. Les Libanais et moi-même sommes reconnaissants pour la présence militaire espagnole au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), car elle a contribué à la paix au Liban », a écrit M. Hariri dans le livre d’or.
Dans le cadre de sa visite, au cours de laquelle il était invité d’honneur à la cérémonie de remise de diplômes à l’université IE (Instituto de Empresa), M. Hariri a rencontré des étudiants de l’université, dont de jeunes Libanais, devant qui il a évoqué la question de la formation du gouvernement, qui attend depuis près de deux mois en raison des blocages politiques.
« On ne peut pas former de gouvernement sur la base de majorité et de minorité, nous avons tenté cela par le passé, mais ce modèle n’a pas fonctionné. C’est pour cela que le consensus est la seule solution » au Liban, a notamment estimé M. Hariri. Répondant aux questions des étudiants, il a abordé plusieurs dossiers, dont la crise des réfugiés syriens et la conférence dite Cedre. « La présence d’un million et demi de déplacés est pénible pour notre pays. Mais leur présence n’est pas la seule cause de nos souffrances. Si nous avions investi, il y a des années, dans les transports, la technologie, la santé et l’éducation, nous aurions épargné au pays une grande partie des crises qu’il endure », a-t-il déclaré. « La mise en œuvre du plan résultant de la Cedre relancera l’économie, ce qui se répercutera sur la stabilité au Liban », a ajouté M. Hariri avant de poursuivre : « L’objectif principal de cette conférence est de faire progresser l’économie, de poursuivre de nouveaux projets l’infrastructure et d’exécuter des projets d’investissement dans divers secteurs. » « Mon rôle en tant que Premier ministre désigné consiste à rassembler toutes les parties en dépit des conflits politiques que nous devons mettre de côté afin de nous concentrer sur l’amélioration de la situation du pays et le développement dans les différents secteurs », a-t-il dit. « Si nous nous souvenons du passé proche, nous constaterons que, lorsque nous mettons de côté nos différends, nous réussissons à servir l’intérêt du Liban et des citoyens », a-t-il dit.
« Tout comme mon père croyait au Liban, je crois aussi en lui, et vous devriez renforcer votre foi dans ce pays qui a besoin de chacun d’entre vous », a-t-il poursuivi. « Vous êtes sa vraie richesse et vous êtes capables de renforcer sa stabilité. Les Libanais réussissent partout où ils sont », a-t-il lancé en s’adressant aux étudiants. M. Hariri les a ensuite invités à revenir au Liban, « d’autant que la Cedre va créer environ cent mille nouveaux emplois par an ». « Vous possédez les idées et nous devons travailler pour vous assurer les bases nécessaires pour réaliser vos projets », a-t-il conclu.


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c'aurait ete interessant de suivre les debat/questions entre hariri & les libanais etudiant en espagne ! Mais non , rien de tout cela.
09 h 43, le 21 juillet 2018