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Culture

Quand les colonnes romaines fredonnent, une nouvelle fois, Oum Kalsoum...

21/07/2018

L’ouverture officielle du Festival de Baalbeck a eu lieu hier soir avec un concert dédié à Oum Kalsoum. Le coup d’envoi a été donné par la présidente du festival Nayla de Freige qui a prononcé un hommage à la grande disparue May Arida, accompagné d’une vidéo projetée sur la façade du temple.
 À peine la chanson Alf leila w leila est-elle entonnée que le public (très nombreux : c’était salle comble) réalise que cette nuit sera magique. C’est Marwa Naguy qui donne le « la » avec trois extraits du répertoire de la grande dame. Si elle n’est pas à sa première expérience pour honorer les voix de l’Égypte, ayant participé à de grandes manifestations internationales pour faire revivre les figures emblématiques de la chanson égyptienne, et si elle a prêté déjà sa voix au film Looking for Oum Kalthoum, l’interprète a paru par moments inconstante dans sa performance. Certes, elle se devait d’être humble, comme l’avait déclaré Hisham Gabr à L’OLJ, pour rester au service des chansons de l’Étoile de l’Orient. On lui pardonne donc ces petites faiblesses, surtout dans ses envolées, car il ne s’agissait pas là de se mesurer à la diva des divas, ou de se mettre en avant, mais de ressusciter la présence immortelle d’Oum Kalsoum. On déplore tout de même qu’elle n’ait pas réussi à créer l’ambiance de tarab qui est propre à ses titres... Lui succédera après l’entracte Maï Farouk, chanteuse célèbre pour ses nombreuses participations au sein de l’Opéra du Caire. Reprenant les titres de la dame aux 1 400 vibrations comme Ghadan alkak, elle a d’abord remercié tout le parterre de politiciens, notamment la ministre égyptienne de la Culture Inas Abdel Dayem, puis littéralement enivré le public, le menant presque dans une extase kalsoumienne, tant sa performance était à la fois tout en épure, et avec des percées de flamboyance. Mention spéciale toute particulière à la distribution musicale de l’Orchestre symphonique national libanais dirigé par Hisham Gabr, qui ne baissait pas d’un cran et à qui le public doit cette très belle soirée. Le maestro a su redonner une véritable dimension intemporelle, en enveloppant dans des envolées lyriques et une interprétation moderne l’univers de la diva. Un bel hommage à celle qui était le chantre de la modernité puisque, outre l’amour affranchi de toutes les contraintes, elle avait célébré la révolte d’un peuple et l’amour de la nation. Le Festival de Baalbeck démarre cette édition 2018 avec panache.

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Saleh Srour

Une soirée inoubliable.

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