Liban

Mobilisation pour débloquer le dossier des Makassed

Éducation
OLJ
07/07/2018

L’annonce jeudi de la fermeture de l’école secondaire Khadija el-Koubra relevant de l’association islamique philanthropique des Makassed, qui traverse une importante crise financière depuis plusieurs années, continue de mobiliser la classe politique. Et ce alors que le mufti de la République, Abdellatif Deriane, a invité le nouveau président des Makassed, Fayçal Sinno, à revenir sur sa décision, que le Premier ministre chargé de la formation du gouvernement, Saad Hariri, a annoncé jeudi avoir débloqué 5 milliards de livres libanaises en urgence pour venir en aide à l’association, et que M. Hariri a invité le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, à débloquer les subventions dues à l’association.
Dans le cadre de cette mobilisation, Fouad Makhzoumi, député de Beyrouth, a été reçu hier par le mufti Deriane, à Dar el-Fatwa. Aucune décision importante n’a été annoncée lors de cette rencontre qui a porté sur des généralités, comme l’indique à L’Orient-Le Jour un proche de l’homme d’affaires. « Nous avons évoqué la crise des écoles des Makassed », a affirmé M. Makhzoumi dans un communiqué, à l’issue de la rencontre, saluant le rôle du mufti Deriane « pour trouver une issue à cette crise et préserver l’unité de la communauté sunnite, des Libanais et des institutions islamiques ». Il a espéré que les dignitaires musulmans accordent à l’affaire l’attention nécessaire. « Nous aurions préféré ne pas en arriver au point de fermer l’école », a-t-il regretté. « Les Makassed sont une institution de longue date qui nous a donné les bases de notre éducation et qui nous est donc chère. D’où la nécessité de la soutenir aujourd’hui, pour l’importance de son rôle dans l’enseignement », a ajouté M. Makhzoumi, tout en observant que « la situation est embarrassante, plus particulièrement pour les Beyrouthins ».
La veille, M. Makhzoumi avait fait savoir à L’OLJ qu’il était prêt à soutenir ponctuellement l’institution, comme il l’a toujours fait. Mais que pour un soutien à long terme des Makassed, minés par « la mauvaise gestion », il fallait qu’un plan clair de redressement soit adopté, sur base d’une étude de faisabilité.
Réagissant à l’annonce de la fermeture de l’école de Aïcha Bakkar, une autre député de Beyrouth, la haririenne Roula Tabch Jaroudi, s’est adressée hier aux habitants de la capitale, les poussant à soutenir fermement les Makassed. Cette ancienne élève de l’association a promis de redoubler d’efforts pour contribuer à sauver l’institution. Elle a fait part de son soutien à Fayçal Sinno dans sa mission.
Toujours sur le plan éducatif, mais concernant plus particulièrement la crise des écoles catholiques privées, liée à l’application de la loi 46 sur l’échelle des salaires, le chef de l’État, Michel Aoun, a reçu hier le secrétaire général des écoles catholiques, le père Boutros Azar, et le représentant de l’Association de soutien à l’enseignement au sein des écoles catholiques, Samir Sarkis.

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