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Liban - Communautés

Les évêques maronites pressent pour un gouvernement au plus tôt

Les prélats ont appelé à un accord national sur la question des réfugiés syriens.

Les évêques maronites ont tenu leur réunion mensuelle hier. Photo ANI

Les évêques maronites ont estimé hier que le retard dans la formation du gouvernement fragilisait la situation économique du pays. Un communiqué en ce sens a été publié à l’issue de la réunion mensuelle des prélats à Bkerké au cours de laquelle le dossier des réfugiés syriens et celui du récent décret de naturalisation de près de 400 personnes ont également été évoqués. « Tout retard pris dans la formation du cabinet fragilise la situation économique », souligne le communiqué. Désigné le 24 mai pour former le gouvernement, Saad Hariri bute sur plusieurs obstacles, concernant principalement, d’une part, les revendications du Courant patriotique libre et des Forces libanaises, et, d’autre part, celles du bloc joumblattiste. Par ailleurs, les prélats ont insisté sur la nécessité d’un « accord sur un plan national et global sur les réfugiés syriens et leur retour ». « Il est nécessaire de travailler avec les organismes internationaux concernés parce que la crise syrienne dépasse le Liban », ont-ils ajouté, dans une critique à peine voilée de l’attitude adoptée par le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, à l’égard du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), accusé par le palais Bustros de chercher à faire peur aux réfugiés syriens pour empêcher leur rapatriement anticipé. Ces derniers jours, quelques centaines de déplacés ont été rapatriés en Syrie.

Pas de compromis sur la nationalité
Sur un autre dossier, les évêques ont appelé à ne pas faire de compromis sur la nationalité libanaise « sous aucun prétexte », soulignant que cette dernière a « un lien étroit avec l’identité et la souveraineté de la nation ». Les prélats faisaient référence au décret de naturalisation signé en mai dernier par le président Michel Aoun, le Premier ministre Saad Hariri et le ministre de l’Intérieur Nouhad Machnouk, accordant la nationalité à près de 400 personnes, en majorité syriennes et palestiniennes, dont des proches du régime de Bachar el-Assad. Le Parti socialiste progressiste et les Forces libanaises ont présenté un recours en invalidation de ce décret devant la justice. Les évêques maronites ont en outre appelé à accorder la nationalité aux émigrés d’origine libanaise « dont les dossiers attendent depuis des années ». Les évêques se sont par ailleurs penchés sur l’épineux dossier de la grille des salaires des enseignants des écoles privées et des échelons qui leur sont accordés. « Nous demandons à l’État de prendre au moins en charge les six échelons exceptionnels », ont-ils dit.
 « Certains établissements ont été obligés de mettre la clé sous la porte et de remercier un grand nombre d’enseignants et d’employés. Combien d’élèves seront-ils forcés à quitter les bancs de l’école parce que leurs parents ne peuvent pas payer les frais de scolarité ? » se sont-ils demandé. La situation sécuritaire délétère dans la Békaa a enfin été au menu des discussions des prélats qui ont appelé l’État à prendre les mesures nécessaires et à rétablir la loi dans la région.

Les évêques maronites ont estimé hier que le retard dans la formation du gouvernement fragilisait la situation économique du pays. Un communiqué en ce sens a été publié à l’issue de la réunion mensuelle des prélats à Bkerké au cours de laquelle le dossier des réfugiés syriens et celui du récent décret de naturalisation de près de 400 personnes ont également été évoqués. « Tout retard pris dans la formation du cabinet fragilise la situation économique », souligne le communiqué. Désigné le 24 mai pour former le gouvernement, Saad Hariri bute sur plusieurs obstacles, concernant principalement, d’une part, les revendications du Courant patriotique libre et des Forces libanaises, et, d’autre part, celles du bloc joumblattiste. Par ailleurs, les prélats ont insisté sur la nécessité d’un...
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