Économie

Crise des prêts au logement subventionnés : la CGTL expose ses propositions

Immobilier
OLJ
04/07/2018

Le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara Asmar, a appelé lors d’une conférence de presse à la création d’un ministère du Logement et de l’Aménagement urbain, sur fond de crise liée à la « suspension des prêts au logement subventionnés » par la Banque du Liban.
M. Asmar a d’abord exprimé son « soutien total et absolu aux jeunes dont les prêts ont été résiliés sans raison légale ou financière en 2017 ». Il a préconisé que les futurs prêts subventionnés soient plafonnés à 180 000 et 200 000 dollars par emprunteur, afin qu’ils puissent exclusivement profiter aux ménages à revenus faibles. « Des prêts subventionnés de 800 000 dollars étaient octroyés, ce qui signifie que l’argent du contribuable servait à financer l’achat d’appartements de luxe », a-t-il ensuite dénoncé.
Le président de la CGTL a préconisé que le financement du différentiel entre le taux d’intérêt fixé au bénéficiaire du prêt subventionné et le taux d’intérêt du marché soit garanti par l’État à travers des obligations émises par l’Établissement public de l’habitat (EPH). M. Asmar a également recommandé que l’EPH puisse voir ses capacités renforcées, afin qu’il soit en mesure de construire des logements sociaux. Enfin, il a appelé le ministère des Finances à établir un budget adéquat et à long terme pour financer ces projets.
Par ailleurs, une délégation des Kataëb, menée par le député Élias Hankache et le président du Conseil économique et social du parti, Jean Tawilé, s’est entretenue hier avec le directeur général de l’EPH, Rony Lahoud, afin de discuter des mesures pouvant être prises pour relancer les prêts au logement subventionnés. Le groupe parlementaire des Kataëb s’apprête à déposer une proposition de loi qui « contraindrait l’État à subventionner les prêts au logement ». La somme annuelle nécessaire serait au maximum de 60 millions de dollars, et servirait à couvrir le différentiel entre le taux d’intérêt fixé au bénéficiaire du prêt subventionné et le taux d’intérêt du marché, toujours selon les Kataëb. L’EPH devrait alors accorder un maximum de 5 000 prêts subventionnés par an, pour des biens immobiliers aux primo-accédants ne dépassant pas les 200 000 dollars. Cette proposition de loi devrait aussi permettre de répondre aux craintes des banques commerciales sur la continuité de ce mécanisme, avait précisé le parti.

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