Le Premier ministre libanais désigné, Saad Hariri, lors d'une réunion au palais de Baabda, le 22 juin 2018. REUTERS/Mohamed Azakir
Jamil Sayed, député de Baalbeck-Hermel, élu sur la liste du Hezbollah, a demandé mardi que le Premier ministre désigné, Saad Hariri, qui n'a toujours pas annoncé la composition de son gouvernement, soit écarté, ce a quoi M. Hariri lui a répondu d'aller "se faire voir ailleurs".
"Par le passé, (Samir) Geagea (chef des Forces libanaises) a échoué à faire incarcérer Hariri en Arabie saoudite pour provoquer la chute du gouvernement. Aujourd'hui Geagea et (le leader druze Walid) Joumblatt ont réussi, avec le soutien saoudien, à prendre en otage Hariri au Liban pour entraver (la formation du) gouvernement", écrit M. Sayed sur twitter. "La majorité est avec nous. Peut-être devrions-nous préparer une pétition signée de 65 députés et la présenter au président de la République pour que la désignation de Hariri soit annulée, comme si elle n'avait jamais eu lieu; les remplaçants sont nombreux", ajoute-t-il.
"Qu'il aille se faire voir ailleurs", a répliqué M. Hariri via la chaîne LBCI. Et en réponse à des propos tenus par le député Abdel Rahim Mrad (Békaa ouest-Rachaya) selon lesquels le chef du gouvernement "n'a pas le droit d'ignorer la représentation de 40% des sunnites), M. Hariri a répondu : "Je suis le Premier ministre désigné et c'est moi qui forme le gouvernement".
"Le voyage de Nabih Berry ne signifie pas la suspension des contacts pour la formation du gouvernement, a-t-il ajouté. Je suis en contact permanent avec lui et je vais rendre visite au chef de l’État dans les deux prochains jours".
Chargé de former un gouvernement le 24 mai, Saad Hariri qui a mené des consultations avec les différentes formations politiques avait déclaré jeudi dernier que le nouveau gouvernement pourrait être formé "en quelques jours" et qu'il n'y avait pas de blocages externes à la mise sur pied du cabinet, uniquement des obstacles internes..


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09 h 01, le 27 juin 2018