Achraf Rifi. Photo ANI
L’ancien ministre de la Justice Achraf Rifi s’en est violemment pris hier au Hezbollah et aux régimes syrien et iranien qu’il a accusés d’avoir falsifié les résultats des législatives. « Les législatives n’étaient pas libanaises. Elles ont eu lieu à la manière syrienne et si on nous avait prévenus à l’avance que quelqu’un voterait à notre place, nous n’aurions pas participé aux élections », a-t-il ainsi déclaré lors d’une exposition à Tripoli.
« Il y a deux circonscriptions sur lesquelles ils ont insisté. La première est celle de la Békaa-Nord où le Hezbollah a fait en sorte qu’aucun chiite (non affilié au parti chiite) ne participe aux législatives et il a falsifié le résultat des élections avec l’approbation du ministre de l’Intérieur qui lui a permis d’obtenir 319 000 voix. À Tripoli, la marge de fraude était de 65 000 voix et ce qui était demandé, c’est qu’aucun opposant ne puisse être élu. L’ambassade de Syrie et le Hezbollah ont mené la danse et deux partis politiques l’ont exécutée auprès du Hezbollah », a souligné l’ancien ministre.
« Ce n’était pas des élections, mais des désignations, comme s’il s’agissait d’une copie de la Constitution iranienne, dans le sens où on interdit aux personnes qui sont contre le régime en place d’accéder au pouvoir. Ils en sont arrivés à voler des urnes pour nous empêcher d’obtenir le seuil d’éligibilité, a lancé M. Rifi. Certains députés méritaient d’être élus tandis que d’autres sont parvenus par suite d’une décision syro-iranienne et avec la complicité de deux partis politiques et du Hezbollah », a-t-il ajouté.


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