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Liban - Controverse

Divisions communautaires au sujet du retour des réfugiés syriens

L’Église maronite demande la vérification du décret de naturalisations, et non plus son retrait

La messe patriarcale maronite, à Bkerké, a été dédiée à la fête des Pères. Photo ANI

Les communautés libanaises sont divisées sur les conditions d’un retour des réfugiés syriens dans leur pays. À l’issue de son synode annuel, l’Assemblée des évêques maronites réunie à Bkerké (11-15 juin) a appelé samedi, dans un communiqué, au retour « sécurisé et digne » de ces réfugiés (plus d’un million recencés par l’ONU). Tout en demandant aux responsables d’adopter « une position unifiée » à ce sujet, les évêques appellent la communauté internationale à « ne pas les effrayer pour des raisons politiques », un reproche que lui a d’abord adressé le ministre des AE, Gebran Bassil.
Le mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane, proche du Premier ministre désigné Saad Hariri, s’est quant à lui plaint dans le prêche de la fête du Fitr, vendredi, des décisions « unilatérales » adoptées à ce sujet par le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, en désaccord sur ce point avec la politique suivie par le Haut-Commisariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Selon le ministère des AE, le HCR « sème la terreur dans les esprits (des réfugiés) en invoquant le service militaire obligatoire (en Syrie), le risque sécuritaire, la question de logement et la suspension des aides de l’ONU » en cas de retour dans ce pays en guerre. Pour cette raison, M. Bassil était allé jusqu’à suspendre, sans consulter le gouvernement, les demandes de permis de séjour du personnel du HCR. Toutefois, dans un entretien avec l’AFP, Nadim Mounla, conseiller du Premier ministre désigné, a indiqué que la décision du ministère des Affaires étrangères était « unilatérale » et ne « représentait pas la position du gouvernement libanais ni celle de son chef ».
Le chef de la diplomatie libanaise « n’a pas consulté le Premier ministre ni les autres ministres, notamment ceux le plus concernés par le dossier des réfugiés au sein du cabinet », a-t-il ajouté, indiquant que le « ministre Gebran Bassil devra revenir sur sa décision ». Et dans le passage de son prêche touchant à ce dossier, le mufti a repris en partie, presque mot pour mot, la déclaration de M. Mounla. Jeudi, après une rencontre à Genève avec le chef du HCR, Filippo Grandi, M. Bassil avait affirmé qu’il « ne cherche pas des ennuis » avec l’organisme onusien. Selon un communiqué de l’agence publié vendredi, M. Grandi a assuré au chef de la diplomatie libanaise que « la politique de l’ONU n’est pas d’encourager le retour des réfugiés dans la période actuelle, sauf pour ceux qui le souhaitent, conformément aux positions de M. Bassil ».

Abbas Ibrahim : La vérification est sur le point de s’achever
Par ailleurs, dans son communiqué, le synode de l’Église maronite s’est dit favorable à une « rectification » du décret de naturalisation, qui a récemment provoqué un tollé du fait de la présence de nombreux Palestiniens et Syriens parmi les bénéficiaires. Cette demande, note-t-on, est plus nuancée que celle que le patriarche Béchara Raï avait affichée, lundi dernier, où il avait demandé aux responsables le retrait pur et simple du décret controversé. Ce décret est en cours de vérification par la Sûreté générale, rappelle-t-on. Dans une déclaration faite hier, le directeur général de cet organisme, le général Abbas Ibrahim, a annoncé que le travail de vérification est sur le point de s’achever et que les résultats seront communiqués incessamment aux autorités. Le nombre de naturalisations litigieuses existent, mais elles sont bien moindres que celles qui circulent dans la presse, a ajouté l’officier.
Relevons pour finir que lors de son homélie dominicale, hier, dédiée à la fête des Pères, le patriarche Raï a appelé à l’arrêt de la guerre verbale entre les chefs politiques. Celle-ci aggrave le malaise politique et porte atteinte au moral de la population, a-t-il affirmé en substance.

Les communautés libanaises sont divisées sur les conditions d’un retour des réfugiés syriens dans leur pays. À l’issue de son synode annuel, l’Assemblée des évêques maronites réunie à Bkerké (11-15 juin) a appelé samedi, dans un communiqué, au retour « sécurisé et digne » de ces réfugiés (plus d’un million recencés par l’ONU). Tout en demandant aux responsables d’adopter « une position unifiée » à ce sujet, les évêques appellent la communauté internationale à « ne pas les effrayer pour des raisons politiques », un reproche que lui a d’abord adressé le ministre des AE, Gebran Bassil. Le mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane, proche du Premier ministre désigné Saad Hariri, s’est quant à lui plaint dans le prêche de la fête du Fitr, vendredi, des...
commentaires (2)

IL NE RESTE QUE : ALLAH YE7ME HAL BALAD !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

12 h 06, le 18 juin 2018

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Commentaires (2)

  • IL NE RESTE QUE : ALLAH YE7ME HAL BALAD !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 06, le 18 juin 2018

  • "Abbas Ibrahim : La vérification est sur le point de s’achever" ! VRAIMENT ? SERIEUSEMENT ? EN SIIIIII PEUUUUU DE TEMPS ? pr comparaison , les autorites canadiennes , voulant donner le feu vert a un requerant a l'immigration font faire une enquete securitaire qui prend longues de plusieurs longs mois en s'appuyant sur la cooperation de la majorite des pays dont celui a qui apprtient le requerant avant de l'admettre a resider au Canada. chez ns, cela aurait pris 2 semaines? ben oui parce chez nous on pouvait escompter sur la cooperation absolue du pouvoir syrien, de celui palestinien ET de Hamas , qui nous auraient tranquilises sur 99.99 % des noms mentionnes sur cette liste objet du decret fumeux / fameux.

    Gaby SIOUFI

    11 h 12, le 18 juin 2018

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