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Liban - Partis

Le HCR veut empêcher le retour précoce des réfugiés, estime le ministre des AE

Le CPL n’est pas dans une logique de majorité et de minorité pour la formation du gouvernement, explique son chef.

Le bloc du Liban fort (ex-bloc du Changement et de la Réforme) a estimé hier, à l’issue de sa réunion hebdomadaire, que l’un des objectifs du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) est d’empêcher le retour précoce des réfugiés dans leur pays. Ces propos sont intervenus au moment où le HCR demandait au ministre sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, chef du bloc du Liban fort, de revenir sur sa décision de bloquer des demandes de permis de séjour de ses employés internationaux.
M. Bassil, qui a tenu à préciser qu’il s’exprimait en sa qualité de chef du bloc et non pas en sa qualité de ministre des Affaires étrangères, a affirmé qu’il y avait « des personnes et des parties extérieures qui veulent que la crise des réfugiés syriens au Liban se poursuive ». « Nous nous sommes basés sur ce qui a été écrit sur le site du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés qui a défini ses objectifs pour un an, à savoir empêcher le retour précoce des déplacés », a-t-il dit, en reprochant au HCR de « ne pas encourager ces derniers à rentrer chez eux et (de) les effrayer ».
M. Bassil a insisté sur le fait que le dossier des réfugiés « ne doit pas être une source de divisions internes », appelant les Libanais à s’unir autour d’un même objectif « puisque ce dossier est national par excellence ».
Le chef du CPL a ensuite posé le problème de ceux qu’il a appelé les « réfugiés économiques », c’est-à-dire les Syriens inscrits auprès du HCR, mais qui se déplacent normalement entre le Liban et la Syrie. « Nous voulons savoir pourquoi les listes des personnes déplacées établies par le HCR et qui existent au ministère des Affaires sociales ne sont pas à la disposition de la Sûreté générale et des autres services de sécurité, au niveau des frontières, afin que, lorsqu’un Syrien quitte le Liban pour se rendre en Syrie, son nom soit radié et qu’il perde son statut de réfugié ou qu’il ait le choix suivant : soit on lui prend sa carte de réfugié, soit il ne retourne plus au Liban », a encore dit M. Bassil.
Par ailleurs, M. Bassil a appelé à la formation d’un gouvernement d’union nationale rapidement. « Nous ne sommes pas dans une logique de majorité et de minorité, ou encore de tiers de blocage, mais de gouvernement d’unité nationale », a-t-il affirmé. « Nous sommes un bloc indépendant, nous sommes arrivés avec notre propre force, nous ne sommes affiliés à personne et personne ne nous suit », a-t-il encore dit. « Nous espérons accélérer la formation du gouvernement et que les parties y soient représentées conformément à leur taille », a-t-il ajouté. « Nous œuvrons pour la mise en place d’un gouvernement qui soit le plus représentatif aux niveaux parlementaire et populaire, conformément aux résultats des législatives qui n’ont accordé la majorité à personne », a-t-il dit.

Le bloc du Liban fort (ex-bloc du Changement et de la Réforme) a estimé hier, à l’issue de sa réunion hebdomadaire, que l’un des objectifs du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) est d’empêcher le retour précoce des réfugiés dans leur pays. Ces propos sont intervenus au moment où le HCR demandait au ministre sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, chef du bloc du Liban fort, de revenir sur sa décision de bloquer des demandes de permis de séjour de ses employés internationaux. M. Bassil, qui a tenu à préciser qu’il s’exprimait en sa qualité de chef du bloc et non pas en sa qualité de ministre des Affaires étrangères, a affirmé qu’il y avait « des personnes et des parties extérieures qui veulent que la crise des réfugiés syriens au Liban se poursuive ». « Nous...
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