Peut-on jeûner quand on est un sportif de haut niveau ? La question suscite un débat parfois vif dans les pays musulmans qualifiés pour le Mondial, opposant parfois religion et performance sportive. Le sélectionneur argentin de l’Égypte, Hector Cuper, a effleuré ce sujet sensible en affirmant après un match nul contre la Colombie (0-0), lors d’une rencontre de préparation au Mondial, que « le jeûne pratiqué par les joueurs a affecté leur performance ». Preuve de la grande sensibilité du sujet, le sélectionneur de l’équipe marocaine, Hervé Renard, a confié fin mai qu’il « n’a pas voulu s’en occuper délibérément ». Sollicités, des prédicateurs ont souligné que les joueurs pouvaient être considérés comme des voyageurs, et que de ce fait, ils étaient dispensés du jeûne. Devant une question aussi délicate, la prestigieuse institution d’al-Azhar, basée au Caire, s’est montrée modérée. « Si les athlètes éprouvent de la pénibilité et de la gêne, atteignant la limite de leur capacité à combiner le jeûne et l’accomplissement de leurs fonctions et devoirs, ils peuvent cesser de jeûner », a assuré le Centre international des fatwas (avis religieux) d’al-Azhar.
Sport
Le jeûne des sportifs, un sujet sensible dans les pays musulmans
OLJ / le 12 juin 2018 à 00h00


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