Rechercher
Rechercher

Liban - Contentieux Maritime

Contentieux maritime : No comment libanais aux « nouvelles idées » US véhiculées par le ministre israélien de l’Énergie

Le ministre israélien de l’Énergie, Yuval Steinitz, lors d’une interview en 2016. Ronen Zvulun/Reuters

Le ministre israélien de l’Énergie, Yuval Steinitz, a annoncé hier que « de nouvelles idées » avaient été proposées dans le cadre de la médiation américaine autour du contentieux sur les frontières maritimes entre le Liban et Israël, et l’exploitation des ressources d’hydrocarbures offshore, estimant qu’un « accord partiel » pouvait être trouvé dans le courant de l’année 2018.
« Il y a de nouvelles idées sur la table que je ne peux pas détailler », a déclaré M. Steinitz dans un entretien accordé à l’agence Reuters et publié hier. « Il y a de la place pour un optimisme prudent, mais pas au-delà », a-t-il ajouté. « J’espère que dans les prochains mois, ou à la fin de l’année, nous arriverons à une solution ou, du moins, à une solution partielle à ce contentieux », a poursuivi le ministre israélien, indiquant que « rien n’est encore réglé ».
Interrogée par Reuters, une porte-parole du ministre libanais sortant de l’Énergie et de l’Eau, César Abi Khalil, s’est refusée à tout commentaire.
Il y a quelques mois, M. Steinitz avait déclaré qu’« une solution diplomatique est préférable pour les deux parties ». Le sous-secrétaire d’État américain pour le Proche-Orient, David Satterfield, avait en outre mené une médiation entre Beyrouth et Tel-Aviv pour résoudre le litige frontalier opposant les deux pays. Ce litige découle du fait que l’État hébreu a décidé en 2011 d’officialiser sa zone économique exclusive en empiétant d’environ 850 km² sur celle – totalisant 22 730 km² – déclarée un an plus tôt par Beyrouth à l’ONU.
Si les responsables libanais se sont montrés fermes face aux demandes israéliennes et aux propositions de compromis énoncées par M. Satterfield, le président Michel Aoun s’est néanmoins prononcé en faveur d’un arbitrage international sur ce litige.
Les déclarations du ministre israélien interviennent au lendemain d’une réunion tenue lundi au palais présidentiel à Baabda entre le président Aoun, le président de la Chambre, Nabih Berry, et le Premier ministre désigné Saad Hariri. À l’issue de la réunion, Saad Hariri a déclaré qu’il y avait « une atmosphère positive » à ce sujet. « Nous tentons d’œuvrer de façon positive pour avancer sur le dossier de la délimitation des frontières maritimes et terrestres », avait-il ajouté.
Le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, et Amin Farhat, chef de la délégation militaire en charge d’assister aux réunions tripartites rassemblant le Liban, Israël et la Force intérimaire de l’ONU au Liban-Sud (Finul), organisées régulièrement à Ras Naqoura, ont également assisté à la réunion.
La semaine dernière, le Liban a lancé la phase d’exploration pour trouver des gisements de gaz naturel et de pétrole en Méditerranée orientale, dans les blocs 4 et 9 de la zone économique exclusive (ZEE) du Liban, au large de ses côtes. Cette décision est intervenue au lendemain de l’approbation des plans d’exploration soumis par le consortium dirigé par le géant français Total.
En février dernier, Le Liban avait signé ses deux premiers contrats d’exploration et de production d’hydrocarbures offshore avec le consortium Total-Eni-Novatek. La première phase d’exploration, qui s’étendra sur la période 2018-2020, devrait débuter en juin. Le consortium devra pendant cette période creuser deux puits en 2019, l’un dans le bloc 4 (au centre) et l’autre dans le bloc 9 (au Sud), dont une partie est revendiquée par Israël.

Le ministre israélien de l’Énergie, Yuval Steinitz, a annoncé hier que « de nouvelles idées » avaient été proposées dans le cadre de la médiation américaine autour du contentieux sur les frontières maritimes entre le Liban et Israël, et l’exploitation des ressources d’hydrocarbures offshore, estimant qu’un « accord partiel » pouvait être trouvé dans le courant de l’année 2018.« Il y a de nouvelles idées sur la table que je ne peux pas détailler », a déclaré M. Steinitz dans un entretien accordé à l’agence Reuters et publié hier. « Il y a de la place pour un optimisme prudent, mais pas au-delà », a-t-il ajouté. « J’espère que dans les prochains mois, ou à la fin de l’année, nous arriverons à une solution ou, du moins, à une solution partielle...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut