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Nos lecteurs ont la parole - Par Antoine Naggear

CEDRE 2018

À l’issue de la conférence CEDRE 2018 qui s’est tenue à l’initiative du président français Emmanuel Macron à Paris, le Liban a réussi à collecter des emprunts internationaux totalisant environ 11 milliards de dollars.
Cela veut dire que le Liban dispose en ce moment de lignes de crédit, qu’il utilisera au gré de son besoin à financer des projets à venir.
Ces fonds lui seront fournis conditionnellement et à des taux relativement bas.
Les échéances de remboursement, non encore dévoilées, vont du moyen au long terme.
À ce jour, tant que ces fonds n’ont pas encore été touchés, la dette nette n’a pas augmenté ; en d’autres termes, il est faux de prétendre, à ce stade, que le montant de nos engagements a augmenté.
 Le citoyen se pose des questions quant à l’emploi passé des montants empruntés ; en quoi lui ont-ils servis ? Ont-ils amélioré sa vie et celle de sa famille au jour le jour ? Ont-ils financé des projets à valeur ajoutée ? Ont-ils donné un coup de pouce à l’économie en créant des emplois ? Ont-ils ralenti le mouvement d’exode des jeunes vers des cieux plus cléments à l’étranger ?
Et l’électricité, l’eau et les barrages, les transports, l’habitat, les manifestations de tous les jours organisées par des ayants droit : aucune solution à tous ces problèmes.
Les éventuels créanciers requièrent des réformes avant d’avancer des fonds. C’est leur droit, car ce qui peut encourager les prêteurs, c’est la confiance. Ils ont ouï dire que presque rien ne va plus entre le peuple et ses dirigeants.
Les gouvernants de ce pays doivent réaliser que leur politique socio-économique à ce jour fut incontestablement infructueuse. Les Libanais ont suffisamment pâti de cette situation, ils exigent le changement.
Le premier mal à éradiquer, c’est la corruption.
Sur ce plan, il faut éviter d’accuser tous les fonctionnaires de corruption, car parmi eux il existe certes des individus coopératifs et intègres et au comportement exemplaire ; par contre, d’autres, au passé modeste, ont plaisir à exhiber une fortune amassée en peu de temps au détriment tant du Trésor que du citoyen.
Rappelons que la survie du secteur public est intimement liée au développement du secteur privé, qui mérite tout soutien.
Il est indispensable de procéder à une refonte de l’administration.
Est ce possible ? Oui.
En ce moment, nous vivons l’ère de la technologie et du changement.
Les fonctionnaires, à quelque niveau qu’ils soient, doivent admettre l’idée du changement et y réagir positivement. Ils doivent comprendre que leur comportement à ce jour est intolérable, ils doivent accepter de changer dans l’intérêt tant de l’administration que dans celui du citoyen. Pour atteindre cet objectif, il faut planifier et passer à l’action. Pour ce faire, on peut avoir recours à l’éducation, à l’incitation, à travers la communication ; l’essentiel, c’est de décrocher de chaque individu travaillant pour l’État un engagement dans ce sens. La résistance au changement est inacceptable, elle peut même entraîner des mesures coercitives contre les récalcitrants, tel le licenciement.
La réaction de la société à ce genre de mesures gouvernementales ne peut être que favorable.
À l’issue des élections parlementaires, on songe à la formation du nouveau gouvernement.
En attendant, les lignes de crédit consenties sont gelées.
La population souhaite que, quels que soient les projets, et pour que la transparence prévale, ils doivent être confiés aux créanciers étrangers qui se chargeront de leur exécution par l’entremise d’une main-d’œuvre et de travailleurs exclusivement libanais.
Créer de l’emploi tel que promis par le Premier ministre sortant constitue le principal enjeu de l’heure.
Ne baissons pas les bras, continuons de vivre d’espoir.

Antoine NAGGEAR
Enseignant universitaire

À l’issue de la conférence CEDRE 2018 qui s’est tenue à l’initiative du président français Emmanuel Macron à Paris, le Liban a réussi à collecter des emprunts internationaux totalisant environ 11 milliards de dollars.Cela veut dire que le Liban dispose en ce moment de lignes de crédit, qu’il utilisera au gré de son besoin à financer des projets à venir.Ces fonds lui seront fournis conditionnellement et à des taux relativement bas.Les échéances de remboursement, non encore dévoilées, vont du moyen au long terme.À ce jour, tant que ces fonds n’ont pas encore été touchés, la dette nette n’a pas augmenté ; en d’autres termes, il est faux de prétendre, à ce stade, que le montant de nos engagements a augmenté.  Le citoyen se pose des questions quant à l’emploi passé des montants empruntés ; en...
commentaires (1)

comme souvent, la france ou plutot son president, cette fois -ci macron se croit oblige de nous venir en aide ! comme souvent il s'est avere que ce ne fut qu'un cadeau empoisonne , comme a l'origine la france donc macron fait l'impossible pour dorer son blason - sur le dos de tout pays aussi naif que le notre , ETANT DONNE que macron ET nous autres sommes parfaitement convaincus que les conditions posees par cedre ne seront jamais remplies , le LIban en sera quitte pour encore une fois donner au monde le meme exemple de pays RATE !

Gaby SIOUFI

10 h 00, le 02 juin 2018

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Commentaires (1)

  • comme souvent, la france ou plutot son president, cette fois -ci macron se croit oblige de nous venir en aide ! comme souvent il s'est avere que ce ne fut qu'un cadeau empoisonne , comme a l'origine la france donc macron fait l'impossible pour dorer son blason - sur le dos de tout pays aussi naif que le notre , ETANT DONNE que macron ET nous autres sommes parfaitement convaincus que les conditions posees par cedre ne seront jamais remplies , le LIban en sera quitte pour encore une fois donner au monde le meme exemple de pays RATE !

    Gaby SIOUFI

    10 h 00, le 02 juin 2018

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